MAROC
21/05/2019 16h:44 CET

Affaire Amine Radi: l'humoriste réagit aux "fausses informations" relayées sur le net

"100.000 versions en 24 heures".

Capture d'écran

POLÉMIQUE - C’était LA polémique du week-end. Samedi dernier, l’humoriste marocain Amine Radi publiait sur Facebook un live dans lequel il affirmait avoir été agressé par un policier. Vidéo dans laquelle on peut d’ailleurs voir ce même policier attaquer le jeune homme à nouveau et le frapper pour l’empêcher de filmer son visage. La vidéo a suscité de très nombreux commentaires sur les réseaux, tandis que le mot clé “Amine Radi” était en top tweet tout le week-end.

De nombreuses rumeurs ont cependant également circulé sur les réseaux sociaux et médias en ligne, accusant l’humoriste d’avoir, selon les version, grillé un feu rouge, conduit sans permis, en sens interdit, voire violer le code de la route en faisant les trois à la fois.

Des accusation que le principal intéressé réfute. Sur son compte Instagram ce dernier s’est amusé de ces différentes versions:

Amine Radi/Instagram
Amine Radi/Instagram
Amine Radi/Instagram

Amine Radi, dans un entretien au média en ligne Febrayer, réfute ces accusations et dit ne pas avoir été en faute quand il a été  interpelé par un policier samedi à Sidi Bernoussi, près du pont de Tit Mellil à Casablanca: “il n’y avait ni feu rouge, ni rond point, ni rien, je roulais avec d’autres voitures. Un policier est apparu au bord de la route et m’a dit exactement: “arrête-toi al hmar (Ndlr: âne)”″. Une fois arrêté ce dernier interroge l’agent: “c’est quoi le problème?”. Question qui aurait été l’élément déclencheur de l’incident.

Au cours de l’interview, Amine Radi affirme avoir retiré sa plainte contre le policier: “je ne gagne rien à ce qu’il reçoive une punition grave”.

La DGSN a de son côté annoncé, peu après la diffusion du live, le lancement d’une enquête judiciaire sous la supervision du parquet compétent. La DGSN souligne notamment “avoir réagi rapidement et avec sérieux” au contenu de cette vidéo, dans “laquelle la victime prétend qu’un policier au district de Sidi Bernoussi l’a insulté et l’a agressé physiquement lors de son arrestation près du pont de Tit Mellil à Casablanca”. Et de préciser que la vidéo en question a également montré des accrochages entre les deux parties après que la victime a tenté de filmer le visage du policier.

Amine Radi affirme pour sa part sur Instagram ne pas chercher le buzz et ne plus vouloir réagir à cette affaire: “j’ai fait cette vidéo pour clôturer ce sujet à vie”, insiste ce dernier.