MAROC
08/07/2019 16h:02 CET

Accusé par une étudiante de harcèlement, un enseignant a été blanchi par le tribunal de Mohammedia

Le verdict a été prononcé ce lundi.

FADEL SENNA via Getty Images

FAIT DIVERS - Elle n’a pas eu gain de cause. L’étudiante en master à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Mohammedia, qui avait porté plainte contre son enseignant pour harcèlement sexuel, vient d’être déboutée par la justice. Selon nos confrères de Hespress, l’accusé a été acquitté, ce lundi, par le tribunal de première instance de Mohammedia, après des “audiences marathon” qui avaient commencé en juillet 2018. 

Le procès, ajoute la même source, a surtout été marqué par des affrontements entre les avocats des deux parties adverses. La défense de l’accusé a fustigé le peu d’éléments dont dispose la justice pour établir la culpabilité de l’enseignant. D’après toujours la même source, l’avocat de l’accusé, Mohamed Hassani Karrout, a souligné qu’aucun des témoins étayant l’accusation de harcèlement n’a réellement vu l’enseignant avec l’étudiante estimant que “les faits ne sont pas avérés”. 

Parmi les témoins cités par la partie civile figure un inspecteur de police, précise le média précité, soulignant que le tribunal a mis en garde, durant le procès, contre le faux témoignage rappelant qu’il représente une obstruction au travail de la justice.

Après avoir été blanchi, l’accusé, cité par la même source, a dénoncé le fait que ni le syndicat ni l’établissement universitaires ne l’ont soutenu. La présumée victime, épouse d’un avocat et mère de trois enfants, compte, pour sa part, faire appel de cette décision. 

Le harcèlement sexuel est répréhensible par la justice marocaine depuis l’entrée en vigueur de la loi 103-13 qui stipule une peine de prison de un à six mois et une amende de 2.000 à 10.000 dirhams. La loi s’applique au harcèlement de rue mais aussi aux propos à caractère sexuel tenus ou envoyés par SMS, messages vocaux, ou encore à travers des photos.