MAROC
14/07/2018 20h:14 CET

Accord de pêche Maroc-UE: à quelques heures de l'échéance, les négociation se poursuivent

Sans nouvel accord ce soir à minuit, les navires européens devront quitter les eaux marocaines.

CRISTINA QUICLER via Getty Images

PÊCHE - Le ministre espagnol de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, Luis Planas, l’affirmait cette semaine: un nouvel accord serait conclu “dans les prochains jours”. Pourtant, en ce 14 juillet, date de l’échéance finale de l’actuel protocole de pêche liant le Maroc à l’Union européenne (UE), aucun accord n’a encore été trouvé et les négociation se poursuivent à Bruxelles, sans que les deux parties ne soient pour l’instant parvenues à un consensus, rapporte l’agence EFE.  

“Le Maroc et l’UE vont démarrer une nouvelle phase et j’espère que les négociations vont déboucher sur un accord mutuellement bénéfique qui respecte les engagements des deux parties”, déclarait en avril dernier Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, alors qu’un nouveau round de négociations s’annonçait. 

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, en avait profité pour rappeler dans ce cadre que le Maroc tient autant au partenariat “stratégique et fondamental” avec l’UE qu’au “respect de son intégralité territoriale et de son unité nationale qui ne peuvent aucunement faire l’objet de négociations ou de compromis”.

Pas d’accord, pas d’accès

“Le pire est arrivé, et les navires doivent quitter les eaux marocaines”, regrette Javier Garat, secrétaire général de la Confédération Espagnole de Pêche (CEPESCA), dans une déclaration recueillie par EFE. Javier Garat redoute notamment que la situation de blocage perdure, bien qu’il précise que le gouvernement espagnol prévoit une aide à la flotte espagnole après l’expiration de l’accord actuel.

Signé en 2014, l’accord de pêche permettait jusqu’alors l’accès à un maximum de 126 navires de l’UE à la zone de pêche marocaine dans l’Atlantique, en échange d’une contribution financière de l’UE à hauteur de 30 millions d’euros par an et de 10 millions d’euros apportés par les armateurs de pêche.

Pour rappel, les négociations devront inclure des délimitations plus précises du territoire, compte tenu de l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), publié fin février dernier. Celui-ci demandait au royaume de préciser les coordonnées des zones géographiques couvertes par l’accord. Le tribunal n’avait pas enlevé au Maroc le droit de négocier pour les régions du Sahara.