MAROC
27/11/2018 18h:18 CET

Accident ferroviaire de Bouknadel: Le procès du conducteur reporté au 4 décembre

La défense de l’accusé a demandé la traduction des rapports en arabe.

AIC Press

PROCÈS - Nouveau report. La deuxième audience dans le procès de Laarbi Rich, le conducteur du train qui avait déraillé à Bouknadel le 16 octobre, s’est tenue cet après-midi du mardi 27 novembre au tribunal de première instance de Salé. Moins longue que la première qui s’est déroulée le 30 octobre, cette nouvelle audience de près de deux heures (de 14h à environ 16h) a pris fin par le report du procès au mardi prochain, le 4 décembre, indique au HuffPost Maroc l’avocat Hakim Tiouje.

Selon ce dernier, le juge a demandé la convocation du représentant juridique de l’ONCF à cette prochaine audience. La défense de Laarbi Rich, elle, a déposé de nouveau une requête auprès du juge sollicitant la liberté provisoire, qui avait été refusée à l’audience précédente. “Laarbi est toujours soigné pour ses blessures et son état psychique est lamentable suite au drame et à sa détention”, nous confie l’avocat qui lui a rendu visite vendredi dernier. Précisant que les blessures physiques du conducteur ne sont pas encore guéries, Me Tiouje souligne que Laarbi bénéficie de soins régulièrement au sein de la prison de Laarajat 1 où il se trouve depuis sa détention le 23 octobre. Il est poursuivi pour homicide et blessures involontaires après l’accident ferroviaire ayant fait 7 morts et 125 blessés.

La défense de l’accusé a demandé à prendre connaissance des rapports soumis à la demande de la justice par l’ONCF et la société chargée des signalisations. “Nous avons demandé à la cour la traduction de ces rapports écrits en français en langue arabe, comme l’impose le système judiciaire marocain”, déclare cet avocat. Et de préciser que la présence d’un expert dans le domaine des chemins de fer a fait aussi l’objet d’une requête de la défense estimant cela nécessaire pour mieux assimiler le contenu des rapports dans leur partie technique.

“Nous avons demandé, par ailleurs, qu’une expertise soit menée par un bureau indépendant et la restitution des enregistrements vidéo dans leur intégralité et les témoins cités dans le dossier”, ajoute Me Tiouje, insistant sur l’importance, pour la défense, d’être en possession de ces éléments afin de remplir sa mission.

Pour l’instant, la défense de Laarbi a été autorisée à faire appel à un médecin de l’hôpital Moulay Abdellah à Salé pour établir un examen médical qui sera utilisée à des fins professionnelles et non juridiques. Me Tiouje précise, en effet, que cette attestation médicale devra permettre momentanément au conducteur du train de justifier “son absence administrativement parlant” auprès de la direction de l’ONCF, donc, de percevoir son salaire mensuel, en attendant de voir l’issue de ce procès. “Cela dit, Laabi pourrait, plus tard, saisir la procédure liée aux accidents de circulation. C’est son droit”, souligne l’avocat.