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27/08/2018 10h:51 CET | Actualisé 27/08/2018 10h:51 CET

Abir Moussi: Homophobe ou nostalgique de la dictature?

Abir Moussi qui a gagné en estime pour avoir fait des déclarations contre les extrémistes religieux, s’est finalement rangée de leur côté en s’opposant à la liberté et la dignité de l’être humain.

Abir Moussi/FB

Abir Moussi, qui fût le porte-voix de la dictature tunisienne au temps de Ben Ali et qui n’en a d’ailleurs jamais eu honte, a récemment indiqué que si l’on dépénalise l’homosexualité comme le demande la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe), les homosexuels demanderont de se marier, arguant que cela est contre-nature et contre la loi qui régit le pays.

À cette dame qui ne voit que par son orgueil et son avidité du pouvoir, on peut facilement répondre qu’une personne qui a soutenu des loi dictatoriales devrait d’abord s’abstenir de donner son avis, d’autant qu’elle est femme de loi de par sa profession d’avocate. Il est impensable que cette femme, présidente d’un parti politique né après la révolution, puisse s’opposer à une demande aussi simple: se conformer à la constitution qui affirme que les citoyens sont égaux et peuvent jouir de leur liberté. L’on se demande même si elle n’a pas fait cette déclaration par snobisme et juste pour faire parler d’elle, car elle ne peut faire parler d’elle à travers sa politique indigne d’un pays ayant fait une révolution pour sortir des crocs de la dictature… dictature à laquelle elle semble prendre goût et qu’elle compte peut-être nous remettre au goût du jour.

Abir Moussi qui a gagné en estime pour avoir fait des déclarations contre les extrémistes religieux, s’est finalement rangée de leur côté en s’opposant à la liberté et la dignité de l’être humain. Quand on n’a pas de principes, on peut en effet retourner facilement sa veste au gré des vents et des temps, mais le peuple tunisien, chère madame n’a encore ni oublié, ni pardonné les dépassements du régime que vous avez soutenu à bras le corps.

À votre place on se ferait tout petit, alors arrêtez de monter sur vos grands chevaux, car l’Histoire ne pardonne pas madame l’avocate, sbire de Ben Ali et finalement ennemie de la liberté. 

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