ALGÉRIE
08/11/2018 22h:22 CET | Actualisé 08/11/2018 22h:58 CET

Abdou Semmar et Merouane Boudiab relaxés

Ce n’est qu'à 22h passées que le juge d’assises près le tribunal de Bir Mourad Rais a rendu son verdict.

Abdou Semmar

Les journalistes Abderrahmane Semmar et Merouane Boudiab ont été relaxés en attendant un complément d’enquête ce jeudi 08 novembre 2018.

Le procès des deux journalistes n’a commencé que vers 15H30 et ce n’est qu’à 22H passées que le juge d’assises près le tribunal de Bir Mourad Rais a rendu son verdict. Le magistrat a ordonné la relaxe des deux journalistes Abderrahmane Semmar et Merouane Boudiab tout en demandant un complément d’enquête. 

43 avocats avaient pris part à la défense des deux journalistes. Certains ont vite relevé les anomalies qui ont émaillées la procédure pénale notamment le fait que les deux journalistes ont été interpellés le 23 octobre à 13H30, avant le dépôt de la plainte à 17H. On relève aussi que Merouane Boudiab n’est cité en aucune des deux plaintes. 

Certains avocats avaient également dénoncé la mise sous mandat de dépôt des deux journalistes pour les charges qui étaient retenues contre eux, à savoir menaces, diffamation et atteinte à la vie privée.

Le parquet a par la suite requis une peine d’un an de prison ferme, assorti d’une amende de 100.000 DA à l’encontre des deux journalistes avec une enquête complémentaire au sujet de l’affaire.

L’avocat du premier plaignant, le groupe Ennahar, Abdelhafid Kourtel a demandé un dédommagement de 2 millions de dinars. L’avocat du wali d’Alger, le second plaignant, a exigé 50 millions dinars de dédommagement.

Les journalistes Abderrahmane Semmar et Merouane Boudiab étaient poursuivis pour “menaces, diffamation et atteinte à la vie privée des gens”, sur plainte du groupe Ennahar et du wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, selon l’un de ses avocats, Me. Amine Sidhoum.

Ils ont été placés sous mandat de dépôt jeudi 25 octobre 2018, après avoir été entendus, en comparution immédiate.

Ce matin, des dizaines de personnes, militants pour les droits de l’Homme, journalistes, militants politiques et citoyens se sont rassemblés à partir de 09H pour tenir un sit-in de solidarité.

Ils dénoncent ainsi ces arrestations en brandissant des pancartes affichant les portraits des journalistes susnommés et des slogans en soutien avec les détenus, tel “Le journalisme n’est pas un crime”.