ALGÉRIE
25/05/2019 13h:48 CET | Actualisé 25/05/2019 14h:13 CET

Abdelaziz Belaïd annonce le retrait de sa candidature pour la Présidentielle du 04 juillet

Huffpost MG

Abdelaziz Belaïd président du Front al Moustaqabla, vient d’annoncer à son tour le retrait de sa candidature pour le scrutin du 04 juille prochain. 

Quelques heures après l’annonce du retrait de la candidature de Belkacem Sahli, Abdelaziz Belaïd annonce à son tour qu’il ne sera pas candidat pour le scrutin présidentiel du prévu le 04 juillet prochain et dont la date limite des dépôts fixée par la loi arrive à terme ce 25 mai à Minuit. 

 

Communiqué

Le Front al Moustaqbal explique aussi ce retrait de candidature par les conditions dans lesquelles se préparent ce scrutin notamment “absence de sérieux” constaté dans la préparation du scrutin présidentiel, “la non installation de la commisiion indépendante de surveillance des élections”, le “climat général” dans lequel se profile le scrutin et enfin “la non mise en oeuvre du dialogue auquel avait appelé l’armée”.

Autant de raisons qui poussent le parti de Abdelaziz Belaïd à ne pas “officialiser sa candidature” et ne pas “déposer ce dossier prêt au conseil constitutionnel” comme prévu.

Avec l’annonce de Abdelaziz Belaïd et celle de Belkacem Sahli, on s’oriente clairement vers une annonce du report ou de l’annulation des candidatures.

L’absence des candidats au scrutin du 04 juillet annule de fait le scrutin. Une situation, faut-il le rappeler non prévu par la Constitution. 

La présidentielle du 04 juillet est compromise. Le conseil Constitutionnel ne peut que constater l’absence de candidatures. Le chef de l’Etat par intérim, selon la constitution, ne peut non plus annoncer ni report ni annulation de la Présidentielle.

Si aucune candidature recevable n’est présentée jusqu’à minuit, l’Algérie sera une nouvelle fois face à une situation non prévue par le texte fondamental. Un nouveau vide constitutionnel se profile. On aura, désormais atteint, les limites constitutionnelles.