MAROC
08/11/2019 17h:24 CET

A Rabat s'ouvre un débat sur l'avenir des enfants en détention

A ce jour, 1224 enfants sont en détention.

MAP
Mohamed Abdennabaoui, président du ministère public.

DÉBAT  - La question se pose avec acuité. A Rabat, les 12 et 13 novembre se tiendra une rencontre dont l’objectif est d’établir une feuille de route sur l’avenir des enfants en détention, et ceux dans des situations difficiles. L’événement est organisé par la présidence du ministère public et la fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, en partenariat avec l’UNICEF et l’Union européenne.  

Comment permettre aux enfants en détention et ceux placés en institutions de bénéficier de services judiciaires qui prennent en considération leur meilleur intérêt leur assurant leur droit au développement en conformité avec les critères internationaux dans ce domaine? Comment s’assurer que la privation de la liberté ou le placement institutionnel constitue le dernier recours pour cette catégorie? Telles sont les questions autour desquelles portera le débat initié dans le cadre de cette rencontre nationale, indique un communiqué de presse publié par les organisateurs. 

“Himaya” (Protection)

A ce jour, 1224 enfants sont en détention. Le chiffre a augmenté de 70% entre 2016 et 2018. D’autre part, 3300 enfants en situation difficile ont été placés dans des centres de protection de l’enfance en 2018, précise le communiqué. La rencontre nationale s’inscrit ainsi dans le cadre du programme Himaya (pour une justice protectrice des enfants) financé par l’Union européenne et mis en exécution par l’UNICEF. Cet événement a pour objectif la promotion des alternatives au placement institutionnel des enfants en contact avec la loi. 

Le Maroc est signataire de la Convention internationale des droits de l’enfant, et s’est donc engagé à trouver des solutions de remplacement à la privation de liberté des enfants en conflit avec la loi, ainsi que des alternatives à leur placement institutionnel. C’est un engagement que le Maroc souhaite consolider, précise le communiqué.

A l’issue des deux jours de travaux, les participants devront tracer les grandes lignes d’une feuille de route qui permettra de promouvoir des alternatives aux placements institutionnels ou en détention. Les parties prenantes s’engageront, par la suite, à poursuivre leur chemin en concrétisant ces alternatives.