MAROC
03/12/2018 12h:31 CET

À Paris, Chaabi Bank parmi les banques attaquées par les gilets jaunes

Sur cette même avenue, d’autres banques ont été la cible des manifestants.

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INTERNATIONAL - Les scènes de violences perpétrées, samedi, par les gilets jaunes, ont fait de nombreux dégâts près de l’Arc de Triomphe, lors de leur troisième manifestation à Paris organisée ce 1er décembre. Les manifestants ont ciblé différents symboles de l’État, des symboles de pouvoir et de richesse, notamment les banques situées avenue Kléber.

Chaabi Bank, l’agence de la Banque Populaire à l’international, n’a pas été épargnée et a violemment attaquée. Sa façade en verre semble avoir reçu plusieurs coups et a été entièrement fracassée, tandis que sa porte d’entrée a été endommagée, comme on peut le voir sur des photos et des vidéos relayées sur les réseaux sociaux. 

À quelques pas de là, d’autres banques ont été la cible des attaques des gilets jaunes. Hormis leurs vitrines cassées, les guichets de l’agence BNP Paribas ont été pillés et les bureaux de l’agence de la Société Générale et de la BRED ont été saccagés.

Les manifestants s’en sont également pris aux assureurs, boutiques de luxe, immeubles bourgeois et voitures qui ont eu le malheur de se garer non loin des Champs-Élysées. L’Arc de Triomphe a été lui-même tagué par les gilets jaunes et a été ravagé à l’intérieur. La statue d’une Marianne, symbole des valeurs de la République française, a notamment été défigurée.

Depuis le début du mouvement, près de 378 manifestants ont été placés en garde à vue. Le mouvement des gilets jaunes, qui comprend aujourd’hui plus de 136.000 personnes en France, a démarré début novembre à Paris en réaction à la hausse des pris du carburant automobile et s’est ensuite élargi à d’autres revendications comme l’augmentation du SMIC, des aides publiques et des pensions de retraite.

À la demande d’Emmanuel Macron, le Premier ministre, Édouard Philippe, recevra, lundi, des représentants du mouvement social ainsi que les chefs des partis représentés à l’Assemblée Nationale et la maire de Paris, Anne Hidalgo.