TUNISIE
13/06/2019 10h:41 CET

À New York, des enfants en cage pour dénoncer Trump et sa politique

La politique "tolérance zéro" de l'administration de Donald Trump a inspiré un ONG qui veut alerter les Américains.

Spencer Platt via Getty Images

INTERNATIONAL - Certains New-Yorkais ont été particulièrement surpris ce mercredi 12 juin. À différents endroits de la ville, des cages sont apparues sur les trottoirs, avec à l’intérieur des “enfants” semblant pleurer et enveloppés dans des couvertures de survie.

Pas moins d’une vingtaine ont été dénombrées dans la Big Apple, et plus spécifiquement dans les quartiers de Brooklyn et Manhattan, relaie le HuffPostaméricain. 

Ces cages sont en réalité une installation artistique dans le cadre de la campagne #NoKidsInCages. Point d’enfant à l’intérieur, il s’agit en réalité de mannequins.

Lancée par l’ONG Raices et l’agence de communication Badger and Winters, cette opération avait pour but d’alerter la population sur le sort des migrants et de leurs enfants retenus dans des conditions de détentions effroyables à la frontières mexicaine.

 

Objectif, re-sensibiliser les gens. “L’une des conséquences de ces répétitions d’histoires terribles qui viennent de la frontière, c’est que même si les gens sont en colère et horrifiés, on se désensibilise. C’est important que les gens soient confrontés à la réalité de ces enfants, de ces êtres humains”, explique Jonathan Ryan, PDG de Raices au HuffPost.

Si les silhouettes d’enfants sont fausses, les enregistrements eux sont bien réels. Ils sont extraits d’une bande sonore bien réelle et dévoilée par ProPublica en juin 2018. On peut entendre des enfants en centre de détention, pleurant et appelant leurs parents dont ils viennent d’être séparés. Une des conséquences directe de la politique “zéro tolérance” menée par la Maison Blanche en matière d’immigration.

En juin 2018, Donald Trump a finalement signé un ordre ordonnant d’arrêter la séparation des familles. À l’époque, les associations chiffraient à près de 3000 le nombre d’enfants migrants séparés de leurs parents. Toutefois, en janvier dernier, un rapport du département américain de la Santé et des Services sociaux a estimé qu’il était très difficile d’établir un chiffre avec certitude mais qu’il fallait ajouter plusieurs milliers d’autres cas aux près de 3000 déjà relevés.

La police de New York a précisé avoir déjà retiré une douzaine de cages.

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