MAROC
07/02/2019 14h:05 CET | Actualisé 07/02/2019 14h:13 CET

A Melilla, il faudra dorénavant un permis d'importation du poisson provenant du Maroc

À partir du 15 février.

NurPhoto via Getty Images

COMMERCE - Les importateurs marocains devront très prochainement se doter d’un permis d’importation pour livrer leur marchandise, notamment du poisson, à Melilla. La délégation gouvernementale de l’enclave espagnole annonce qu’à compter du 15 février, toute importation de poisson sur le territoire ne provenant pas de l’Union européenne (UE) nécessitera désormais un Document vétérinaire commun d’entrée (DVCE), condition sine qua non pour importer un produit dans l’UE.

Les poissonniers de Melilla se sont plaints d’être obligés de disposer de ce permis d’importation pour faire transiter les marchandises en provenance du Maroc. Ils estiment que cette condition est une entrave à leur activité, qui fera augmenter le prix du produit, puisque le Maroc devra d’abord accepter de fournir ce document, ce dont ils doutent, indique le média Melilla Hoy

Dans un communiqué repris par ce journal, la délégation indique que le DVCE sera “une procédure semblable à celle qui régit, depuis longtemps, l’importation de fruits et légumes du Maroc dans notre ville (Melilla, ndlr)”. 

Ce document, exigé par le ministère de la Santé, de la Consommation et du Bien-être social sur l’ensemble du territoire espagnol, sera également mis en œuvre à Melilla afin “d’assurer une meilleure traçabilité des produits qui sont importés chez les différents poissonniers et marchés de la ville depuis le Maroc”. Les factures des produits achetés et un affidavit (une sorte de déclaration sous serment) de l’importateur indiquant le lieu d’achat du poisson seront également demandés.

Le DVCE, qui est une procédure électronique gratuite, peut être rempli par les importateurs à partir du site du ministère de la Santé. En cas de gestion de toutes les procédures par l’intermédiaire des agents des douanes, “l’augmentation des coûts sera comprise entre 20 et 30 centimes par kilogramme de poisson importé”. 

La délégation du gouvernement de l’agriculture a envoyé lundi une lettre à chaque poissonnier et à chaque station de transformation du poisson de Melilla expliquant l’entrée en vigueur de cette exigence du ministère.