MAROC
06/02/2019 14h:56 CET

A Melilla, la Guardia Civil sauve un migrant caché dans le double fond d'une voiture

Il se trouvait sous le tableau de bord du véhicule.

Agencia EFE
Frontière de Melilla.

MIGRATION - Ce 5 février, la Guardia Civil a mené “une nouvelle action contre les mafias qui tirent profit de la traite des êtres humains”, rapporte le journal local El Faro de Melilla. Au poste-frontière de Beni Ensar, à la frontière avec l’enclave espagnole, elle est venue au secours d’un migrant qui s’était caché dans un double fond, sous le tableau de bord d’une voiture de “marque Peugeot, modèle 407”, immatriculée au Maroc.

La voiture, occupée par un couple de Marocains installés à Nador (23 ans et 32 ans), a été immobilisée pour effectuer un enregistrement. Mais ses deux passagers ont présenté “des symptômes de nervosité qui les rendaient suspects”. L’agent a donc procédé à un contrôle du véhicule à l’aide ”du système de localisation de personnes cachées, connu sous le nom de ‘machine de détection du rythme cardiaque’”, précise El Faro de Melilla. Le système a détecté la présence d’une personne à l’intérieur de la voiture.

La Guardia Civil a fini par découvrir un jeune originaire de Guinée Conakry, âgé de 20 ans, qui s’était caché dans un double fond. “La personne assistée présentait des symptômes évidents de transpiration, d’engourdissement et de difficulté à marcher, exposée à des températures élevées et aux gaz toxiques expulsés par le véhicule dans la zone très proche du moteur” dans laquelle il a été retrouvé, précise le journal local.

Le jeune migrant a été transféré au Centre de séjour temporaire pour immigrés. Le couple marocain, lui, a été mis à la disposition de la justice. Il est accusé de “délit contre les droits des citoyens étrangers”.

Le 30 décembre dernier, dans l’autre enclave espagnole du Maroc, Ceuta, deux migrants subsahariens avaient été retrouvés dans des matelas posés sur le toit d’une voiture. A peine cinq jours plus tôt, un Marocain de 15 ans avait été sauvé par les autorités espagnoles alors qu’il était caché dans la coque d’un ferry