MAROC
08/05/2019 16h:41 CET

À la mairie de Rabat, les sessions de nouveau bloquées par le PAM

Le PJD dénoncent un comportement "voyou", tandis que le PAM campe sur sa position.

Pjd.ma

PARTIS - Accalmie de courte durée. Le PAM reprend sa manifestation de colère en boycottant la première réunion de la session du mois de mai du conseil communal de Rabat, qui devait se tenir ce mardi 7 mai, dans l’après-midi. Même mode opératoire: les élus du PAM ont pris la place du maire, le PJDiste Mohamed Sadiki, et de son équipe, les empêchant ainsi de tenir la session. Les élus manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles étaient énumérées leurs revendications portant sur la résolution de certains “dysfonctionnements” dans la gestion locale. 

Sediki a alors demandé aux élus PAM de lui restituer sa place, expliquant que certaines des revendications affichées sont bien à l’ordre du jour des travaux de cette session. C’est ce que rapporte, du moins, le site d’information de son parti PJD.ma, ajoutant que “le maire a appelé les représentants de l’opposition à le rejoindre dans son bureau pour un dialogue avant l’ouverture de cette session”. Une proposition déclinée, poursuit le parti de la Lampe.

“En fait, il a demandé à parler à un seul d’entre nous au PAM, en l’occurrence Ibrahim Joumani, et non au groupe. Pourtant, nous n’étions pas les seuls à manifester, à ce moment là, puisqu’il y avait également des conseillers du MP, du RNI et de l’UC”, déclare au HuffPost Maroc Nadia Rahmani, membre du groupe PAM au sein du conseil communal.

Cette dernière justifie la reprise du blocage: “il est vrai que nous avons occupé la tribune du maire mais c’est parce qu’on ne peut plus accepter cet état anarchique dans lequel se trouve la gestion de la ville”, dit-elle, citant, entre autres, la gestion des déchets, la propreté de la ville et la nomination des responsables au sein de la mairie. “Plus que cela, aucune décision n’est prise suite aux inspections. Un rapport avait été dressé sur la gestion de la circonscription El Youssoufia depuis près de trois mois, mais nous ne savons pas quelle suite lui a été réservée”, affirme-t-elle.

Le PAM, poursuit-elle, “compte poursuivre ce blocage jusqu’aux prochaines élections”, tandis que le PJD qualifie ce dernier de comportement “voyou” qui “prive les habitants de la ville de débattre l’ordre du jour de la session”. D’après le PJD, il était prévu durant cette session de se pencher sur un audit de la section de l’urbanisme de la mairie, “l’une des revendications brandies par l’opposition”.