19/12/2018 14h:45 CET | Actualisé 19/12/2018 14h:45 CET

À la Chambre des représentants, le PLF 2019 adopté en deuxième lecture à la majorité

Le PAM qualifie le projet de loi de finances de “vide”.

Pam.ma

PARLEMENT - Épilogue des votes. À la Chambre des représentants, le Projet de loi de finances (PLF) 2019 a été définitivement adopté dans sa totalité, lors d’une séance plénière qui s’est tenue hier soir. Pas d’unanimité non plus à ce dernier stade, celui de la deuxième lecture après adoption, il y a une semaine, par la Chambre des conseillers. Le PLF 2019 a eu droit à la majorité des votes: 158 députés, contre 66 refus et aucune abstention, indique la première Chambre sur son site web

Moins de votes qu’à l’adoption en première lecture de ce projet de loi, le 16 novembre par la même instance législative. 189 députés avaient voté pour et 93 contre, avait alors déclaré la Chambre des représentants, précisant avoir remis sa copie, dès hier, au chef du gouvernement, au secrétaire général du gouvernement (SGG) et au ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile. 

Si le gouvernement a consenti un effort social dans ce PLF, pour les partis de l’opposition, il est bien loin de répondre aux attentes. Le PAM, qui n’avait pas voté pour en première lecture, est resté sur sa position en deuxième lecture également. Sur le site web du parti, ce dernier qualifie le PLF 2019 de “vide”, citant son député Mohamed Aboudrar qui au cours de la séance plénière a estimé que le projet de loi n’apporte pas de soutien au pouvoir d’achat. Il estime également que le gouvernement “reste sourd à ses propositions”. 

Pour les députés du PAM, le PLF s’articule autour d’objectifs et non de mesures, notamment au niveau la réduction des disparités régionales qui souffrent “d’absence de vision concrète”. “Il n’y a pas de convergence entre secteurs, ni d’égalité entre les zones urbaines et rurales. Des budgets colossaux favorisent toujours et encore l’urbain sur le rural et cela renforce l’exode rural”, nous avait déclaré, à l’occasion du premier vote, le président du groupe PAM à la Chambre des représentants, Mohamed Chrourou.