MAROC
04/07/2019 11h:45 CET

À Ifrane, un atelier de formation sur la protection du singe magot

Les macaques de Barbarie font l'objet de trafic illégal.

seng chye teo via Getty Images

ANIMAUX - Un atelier de formation pratique sur la confiscation du singe magot a été organisé récemment à Ifrane, dans le cadre des actions de lutte contre le commerce illégal de cette espèce.

Initié par le Haut-commissariat des eaux et forêts et la lutte contre la désertification (HCEFLCD) et le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), cet atelier était destiné aux unités de surveillance et de contrôle de la faune sauvage relevant du Haut-Commissariat, du jardin zoologique national de Rabat, ainsi que d’autres agents participant aux opérations de saisie et de sauvetage du singe magot.

L’objectif principal était de renforcer les capacités des participants, afin qu’ils acquièrent les connaissances et compétences nécessaires pour améliorer notamment la prise en charge des singes vivants saisis dans le cadre de la lutte contre le commerce illégal.

La formation s’inscrivait également dans le cadre de la mise œuvre de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), entrée en vigueur au Maroc depuis 1976.

Durant cet atelier, les participants ont été formés sur les meilleures pratiques à suivre pour minimiser les risques pouvant survenir lors de la manipulation des macaques confisqués du commerce illégal, ainsi que sur les manières d’évaluer le comportement du macaque et de déterminer les techniques de manipulation et de capture appropriées.

Ils ont aussi été informés des lois nationales et internationales concernant la détention ou la commercialisation des macaques de Barbarie.

Les macaques de Barbarie sont considérés comme une espèce emblématique du Maroc, attirant notamment les touristes qui visitent le parc national d’Ifrane, le fief des macaques en voie de disparition.

Deux des principales menaces qui mettent en danger cette espèce sont la perte d’habitat et le trafic d’animaux. Les jeunes macaques sont prélevés et vendus comme animaux de compagnie exotiques. Il reste environ 10.000 macaques dans le monde.