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08/10/2019 06h:25 CET | Actualisé 08/10/2019 06h:25 CET

À Fodil Boumala en sa prison

Huffpost MG
Fodil Boumala

Salam sur toi, frère.

Au coeur de la nuit, je me rappelle tes propos sur la révolution silmiya et ton  inébranlable foi en la victoire de l’Algérie. Je sens tes nouvelles. Je fais face à la tristesse et à la peine qui me submergent avec ce que je connais de ta patience et de ta haute détermination. Et aussi avec ce me rapportent ceux qui t’ont rendu visite en prison  de ta détermination et de la hauteur de ton moral. 

Vendredi dernier, j’ai vu tes photos et celles de tes fiers compagnons détenus portées par les manifestants. J’ai entendu leurs slogans qui disaient leur détermination à poursuivre la bataille de la liberté jusqu’à la victoire. 

J’étais heureux de ta victoire sur ceux qui ont voulu confisquer ta liberté.

Tu étais un homme libre, tu es désormais un symbole de la liberté.

Je suis allé au restaurant où tu avais tes habitudes. Le propriétaire des lieux est venu s’asseoir à côté de moi pour demander de tes nouvelles et y répondre. Il avait en vérité moins besoin de nouvelles que de trouver quelqu’un entendre sa plaidoirie. Je l’ai entendue cette plaidoirie jusqu’à l’énoncé du verdict: ils lui font subir l’injustice car il dévoile leur injustice.

Je voulais juste te dire que la révolution silmiya se porte bien. Le  peuple auquel tu crois si fort est digne ta confiance, chaque jour il impressionne davantage. Les élections pour lesquelles ils t’ont volé à la rue paraissent bien mièvres. La  fête qu’ils ont voulue loin des “mouchaouichine” (perturbateurs) se transformera en une grande fête de la naissance de l’Algérie nouvelle. 

Je collecte des histoires qui vont alimenter nos longues discussions.

Mon salut à tous tes fiers et libres compagnons.

A bientôt, en Algérie libre.

Traduit par le HuffPost Algérie - Texte original