MAROC
17/01/2019 11h:39 CET | Actualisé 17/01/2019 11h:51 CET

À Casablanca, ils dénoncent l'explosion des frais de scolarité pour les étudiants étrangers en France (VIDÉO)

"Ils n’ont pas doublé, ni même triplé les frais, ils les ont multiplié par dix!"

SCOLARITÉ - L’Association des Parents d’Élèves de l’Enseignement public français au Maroc (PEEP), et l’Union des Conseils de Parents d’élèves (UCPE) ont manifesté ce mercredi 16 janvier devant l’établissement situé au boulevard Ziraoui à Casablanca. Objectif: dénoncer l’augmentation des frais de scolarité pour les étudiants extra-européens, une mesure annoncée en novembre dernier par le gouvernement français.

Pour se faire entendre, ils sont venus de bonne heure et se sont réunis devant le portail du lycée munis de pancartes avec des slogans comme “Mêmes études, mêmes droit”, ou encore ″Étudiants étrangers, un cadeau et non un fardeau”. D’une seule voix, ils demandent l’abandon de la mesure portant sur la hausse des droits d’inscription et des frais de scolarité, qu’ils jugent illogique. “Certes nous sommes capables de payer les frais de scolarité de nos enfants, mais on ne peut pas se permettre plus. Ils n’ont pas doublé, ni même triplé les frais, ils les ont multiplié par dix!”, s’insurge la maman d’un lycéen.

“Nos enfants veulent poursuivre leurs études, ils veulent faire des spécialités qui n’existent pas au Maroc... mais comment pourrions nous payer tout cela? Comme vous le savez, la France, ça coûte cher, entre le logement, la scolarité et l’argent de poche, ça nous coûte beaucoup. Malheureusement, ceux qui disent vouloir aider l’Afrique sont en train de détruire les rêves de sa jeunesse, dit-elle encore à notre rédaction.

En effet, à partir de la rentrée 2019, les étudiants extra-européens devront s’acquitter de la somme de 2770 euros en licence et de 3770 euros en master et doctorat, contre 170 euros pour une année de formation en licence, 243 euros en master et 380 euros en doctorat pour les jeunes européens.

L’augmentation des frais de scolarité n’est pas seule chose qui dérange ces parents. “On ne se plaint pas des formalités compliquées pour obtenir un visa en vue d’étudier en France, on prend sur nous mais ça ne leur suffit pas … Ils sont en train de freiner les études de nos enfants et de limiter leur instruction”, ajoute un membre de la PEEP. Un autre parent d’élève, de nationalité française, souligne pour sa part le manque d’équité désormais réservé aux élèves issus de la mission française, qui s’ils ont tous suivi le même cursus scolaire, se verront pour certains discriminer d’un point de vue financier en raison de cette nouvelle mesure déjà impopulaire, même en France.