MAROC
21/03/2019 14h:39 CET | Actualisé 21/03/2019 14h:41 CET

À Birmingham, 5 mosquées ont été vandalisées pendant la nuit

Le motif de ces attaques n’est pas encore connu et les suspects n’ont pas été retrouvés.

ASSOCIATED PRESS
La mosquée d'Erdington, Birmingham, au centre de l'Angleterre, le jeudi 21 mars 2019, avec les fenêtres fermées après l'acte de vandalisme.

VANDALISME - Dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 mars, cinq mosquées de la ville anglaise de Birmingham ont été la cible d’actes de vandalisme. 

“La police a reçu un premier signalement vers 2h30, d’un homme brisant à l’aide d’une masse les fenêtres de la mosquée de Bichfield Road, au nord de la ville. Après un autre signalement moins d’une heure plus tard pour des faits similaires visant une autre mosquée, la police des West Midlands a renforcé ses patrouilles à proximité des lieux de culte de la ville, et découvert deux autres mosquées vandalisées. Plus tard dans la matinée, une cinquième mosquée a également été visée”, rapporte l’agence de presse AFP.

D’après la BBC, qui cite la police, le motif de ces attaques n’est pas encore connu et les suspects n’ont pas été retrouvés. Une enquête a été ouverte conjointement avec les officiers d’une unité antiterroriste. 

Réagissant à ces attaques, le ministre de l’Intérieur, Sajid Javid, a qualifié les faits de “profondément préoccupant et de désolant”. De son côté, la communauté musulmane de Birmingham est sous le choc. “Mais nous n’allons pas arrêter le culte, nous allons continuer comme d’habitude, nous ne les laisserons pas gagner, nous les défierons”, a lancé à la BBC Yousef Zaman, président de la mosquée Masjid Faizul Islam à Aston, qui a été vandalisée. Dans un communiqué, le Conseil des mosquées de Birmingham a déclaré avoir été “horrifié” par ces attaques. “Les mosquées de Birmingham sont un lieu de culte, de sérénité et une source de paix et de tranquillité. Nous sommes consternés par de tels actes de haine”, ont-il affirmé.

Birmingham abrite l’une des plus grandes communautés musulmanes de Grande-Bretagne, rappelle le New York Times. Plus d’une personne sur cinq se réclame de l’islam.