ALGÉRIE
21/02/2019 10h:41 CET | Actualisé 21/02/2019 10h:58 CET

A Annaba, le cadre de Bouteflika ne fait plus rire

Capture d'écran

Le cadre de Bouteflika a du souci à se faire. Omniprésent dans les cérémonies officielles à défaut de la présence physique du président, il ne fait plus rire les Algériens. A peine 24H après avoir arraché un portrait géant du président de la façade de l’APC de Khenchela, des jeunes citoyens ont une nouvelle fois arraché et cassé une image de lui dans une APC à Annaba.

Ils étaient des milliers à s’être rassemblés pour accueillir le candidat à la candidature, Rachid Nekkaz, qui a drainé une foule toute aussi dense que celle de Khenchela.

Empêché d’accéder à l’APC par des militants FLN, Rachid Nekkaz les a qualifié de “Baltadjiya”, avant de finalement réussir à entrer, accompagnés de ses sympathisants. Ces derniers ont arraché un cadre du président Bouteflika de l’un des murs, avant de le casser et le jeter par terre.

La situation a failli dégénérer selon le quotidien El Khabar. Le journal affirme que des militants du FLN attendaient Rachid Nekkaz pour l’empêcher d’accéder à la mairie, scandant des slogans pro 5e mandat.

Des jeunes sympathisants du candidat à la candidature répliquaient par des slogans anti-Bouteflika, contre le 5e mandat, pro-Nekkaz et des “Dégage FLN”. La même source poursuit qu’il a fallu “l’intervention des supporteurs de l’USM Annaba pour calmer les esprits”.

Rachid Nekkaz a été porté par ses sympathisants vers l’APC par la porte de derrière, où il a commencé à distribuer ses formulaires.

Des jeunes sont par la suite entrés à leur tour, scandant “Dégage FLN”. Ils ont arraché un cadre du président Bouteflika, l’ont cassé et piétiné la photo avant de ressortir pour se rassembler a la Place de la Révolution.

Mardi, le désormais ex-maire de Khenchela a défié, sur Facebook, Rachid Nekkaz et tout autre candidat à entrer à l’Apc distribuer ses formulaires. Il a fermé les portes de l’immeuble.

Son acte de provocation a suscité la colère des habitants, qui se sont rassemblés par milliers et l’ont forcé à arracher un portrait géant de Bouteflika.

Il a été suspendu par le wali de Khenchela quelques heures plus tard en application de l’article 43 du Code de la Commune.