MAROC
24/09/2018 18h:45 CET | Actualisé 29/03/2019 13h:37 CET

À Al Hoceïma, le chef du gouvernement appelle à élargir le réseau routier

El Othmani appelle son équipe à plus d’efforts

Chef du gouvernement/Facebook

ÉQUIPEMENT - Ce lundi, Al Hoceima est à l’honneur. Le chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani, venu à la tête d’une délégation représentant la majorité des départements ministériels, en vue d’assister à la 10ème édition du Congrès national de la route, estime que la tenue de cet événement est une “reconnaissance envers la ville et ses habitants”. “Ce congrès porte en lui un message positif”, a-t-il déclaré à l’ouverture de l’événement qui porte sur le thème “Le réseau routier face aux défis de financement et de gouvernance”.

À ce message, El Othmani ajoute un appel, celui de redoubler d’effort pour “plus de développement humain, économique, social et culturel” en faveur de la ville et de ses jeunes. L’équipe gouvernementale est appelée à fournir cet effort, notamment en matière d’urbanisme et d’infrastructures. El Othmani met surtout l’accent sur l’importance d’élargir le réseau routier pour “son rôle dans le développement, l’investissement et l’accès aux services”.

Faisant le point sur l’évolution du réseau routier, El Othmani a rappelé, dans son discours publié sur sa page Facebook, que le Maroc dispose de 43.000 km de routes revêtues, de 1.800 km d’autoroutes et de 1.100 km de voies express auxquels s’ajoute un réseau élargie de routes classées et non classées.

Dans cette volonté de mieux faire, le chef du gouvernement compte sur le secteur privé. Allié indissociable des projets structurels, le secteur privé sera amené, pour El Othmani, à renforcer sa présence “dans le futur proche, dans le cadre du Partenariat privé/public (PPP)”. À l’occasion, il a réitéré l’engagement du gouvernement de modifier la loi encadrant ce partenariat datant de trois ans pour plus d’efficacité.

En plus du renforcement du PPP, El Othmani s’est engagé à “activer le principe de la gouvernance dans la gestion du réseau routier” et s’attend à ce que ce changement puisse susciter un impact positif à différents niveaux dont le développement des moyens de financement et d’entreprises plus “efficace et dynamique”.

De son côté, le ministre de l’Équipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, Abdelkader Amara, a déclaré, dans son discours relayé par la MAP, que l’effort d’investissement de l’Etat dans le secteur des infrastructures routières devrait augmenter de manière significative durant la période 2018-2021, pour atteindre plus de 28 milliards DH, à raison de 7 MMDH chaque année.

Au cours de ces dernières années, cet investissement est passé de 5 MMDH par an pendant la période 2008- 2011, à 6.5 MMDH par an durant la période 2012-2017, soit environ 0.8% du PIB, a précisé le ministre. Et d’ajouter, qu’aujourd’hui le réseau routier marocain assure à lui seul 90% de la mobilité des personnes et 75% du flux des marchandises hors phosphates, mettant en exergue la contribution indéniable des infrastructures routières dans l’amélioration du potentiel économique.

Soulignant que le secteur des transports représente 6% du PIB et emploie environ 10% de la population active urbaine, Amara a estimé urgent de “disposer d’infrastructures routières adaptées, bien aménagées et en bon état permettant d’assurer le déplacement des personnes et les échanges des biens dans de bonnes conditions de sécurité”.

Selon ce ministre, le PPP joue un rôle primordial dans la construction et la maintenance des infrastructures routières. Un rôle appelé à être renforcé par la révision prévue du dispositif législatif et réglementaire régissant la participation du secteur privé dans la construction, l’exploitation et la maintenance des routes.