MAROC
25/11/2018 17h:06 CET | Actualisé 25/11/2018 17h:15 CET

À 83 ans, Noubir Amaoui cède sa place à la tête de la CDT à son adjoint

Abdelkader Zaër était le grand favori.

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SYNDICAT - C’est le début d’une nouvelle ère.  Après avoir passé plus de 40 ans à la tête de la Confédération démocratique du travail (CDT), Noubir Amaoui cède sa place de secrétaire général à son adjoint  Abdelkader Zaër élu suite aux élections qui se sont déroulées dans la nuit du samedi à dimanche.

Le vote eu lieu lors du 6e congrès national de la CDT, dont les travaux ont débuté vendredi 23 novembre et s’achèvent ce dimanche. Un événement à laquelle n’a pas pu assister l’ancien leader affaibli par la maladie.

Figure emblématique de la centrale syndicale, Mohamed Noubir Amaoui, né en 1936 à Ben Hmed, a fondé la CDT suite à une scission avec l’Union marocaine du travail (UMT) en 1978. Depuis, il préside aux destinées de la centrale au point où il devenait quasi logique qu’il accumule les mandats. Cette fois-ci, c’est son état de santé qui l’en a empêché ouvrant la porte à la concurrence. Deux candidats étaient en lice pour sa succession:  Abdelkader Zaër, grand favori étant n°2 de la centrale et bras droit de Amaoui, et Mohammed El Baroudi.

A son élection,  Abdelakder Zaër a fait part de sa détermination à œuvrer, durant son mandat, à promouvoir l’action syndicale conformément aux orientations de la CDT, dans une déclaration à la MAP. Il s’y est dit engagé à contribuer aussi bien à l’amélioration de la productivité qu’aux conditions de travail sur les plans matériel et moral, tout en veillant au respect de la loi.

Le nouveau chef de la CDT a également insisté sur l’importance du dialogue et des négociations entre toutes les parties concernées dans le cadre des conventions collectives, et au respect du Code de travail pour faire face aux conflits sociaux. 

Zaër a une lourde tâche à accomplir. La CDT avait exprimé plusieurs critiques quant au dialogue social mené par le gouvernement de Saad-Eddine El Othmani. Sa méthode et son contenu ne répondent pas aux attentes de la centrale syndicale qui, aux côtés de l’UMT, rejette l’offre du gouvernement.