ALGÉRIE
19/04/2019 11h:23 CET | Actualisé 19/04/2019 11h:24 CET

9e vendredi de manifestation: détermination des Algériens et refus des solutions de "bricolage"

Le coup d’envoi du 9e vendredi de manifestation contre les symboles du pouvoir est donné. Au lendemain du début des “concertations” entre Abdelkader Bensalah, chef de l’Etat par intérim avec des personnalités de la scène politique et de la société civile, les Algériens sortent aujourd’hui 19 avril pour réitérer leurs revendications: “système dégage”.

A Alger, les premiers arrivés au centre de la capitale ont vite investi la Grande-Poste, devenue le point de départ de la marche pacifique depuis plusieurs semaines. Ils étaient des centaines à occuper les escaliers de l’édifice, peu après 09H.

Brandissant des emblèmes nationaux, des pancartes et de banderoles géantes, ils scandaient leur volonté de voir les symboles du pouvoir “dégager”. Des “Cha3bn yourid, Yetnahaw ga3″ et “Bled Bladna ou ndirou rayna” montaient jusqu’au ciel.

Contrairement à la semaine passée, le dispositif sécuritaire a été allégé cette fois-ci à la Grande-Poste et à la Place Audin, où des citoyens attendent une affluence plus importante pour entamer leur marche.

Le cordon des forces anti-émeutes, habituellement installé à la montée du boulevard Mohamed V dès le début de la matinée, est aujourd’hui absent.

Néanmoins, les forces de l’ordre, police et gendarmerie, ont de nouveau installé des barrages filtrants, à l’entrée de la wilaya et dans la majorité des bretelles menant vers la capitale.

Ce 9e vendredi de manifestation intervient après une semaine riche en événements. Outre la démission de l’un des 3B décriés par les Algériens, Tayeb Belaiz, président du Conseil constitutionnel, et son remplacement, jugé illégal, par Feniche Kamel, les Algériens répondront aussi à une énième sortie médiatique de Gaid Salah, durant laquelle il a affirmé que “toutes les alternatives à la crise politique restent possibles”, sous-entendant une possible sortie de la Constitution. 

Les Algériens réagiront par ailleurs au début des “concertations” par Abdelkader Bensalah avec des personnalités politiques et surtout, à des actes de répression de la part des services de sécurité contre des étudiants et des militantes.