TUNISIE
24/08/2018 14h:44 CET | Actualisé 24/08/2018 15h:06 CET

95% des Tunisiens de la classe moyenne et pauvre se tournent vers la friperie

La classe aisée représente environ 3% des clients.

kali9 via Getty Images

La friperie constitue une aubaine pour beaucoup de Tunisiens. A la recherche d’habits “vintage” ou de qualité et à bas prix, certains Tunisiens sont des vrais habitués de la friperie. 

Ils ont environ 95% de personnes issues de la classe moyenne et pauvre à se ruer vers la friperie pour des raisons financières, a révélé  Hamdi Kannou, le président du groupement interprofessionnel de la friperie auprès de la Conect sur les ondes de Mosaïque fm. La classe aisée représente seulement environ 3% des clients, a ajouté la même source. 

Ils ont entre 3 mille et 5 mille Tunisiens à vivre de ce secteur directement ou indirectement, a précisé Kannou, en soulignant l’absence de statistiques officielles là-dessus parce que beaucoup y travaillent sans avoir obtenu une patente. 

Le problème réside dans le refus de l’administration tunisienne de fournir des patentes, selon lui. “Cette pratique remonte à l’ancien régime et perdure toujours”, dénonce Kannou. Il a annoncé une préparation d’une étude au sein de la Conect visant à revoir le cadre légal régissant le secteur. 

L’essor économique du secteur 

Pourtant le secteur rapporte gros: les importations lors de l’année 2017 ont atteint 140 mille tonnes d’une valeur de 200 MD, quant aux exportations, elles ont rapporté 64 MD en 2017, a précisé le président du groupement interprofessionnel de la friperie auprès de la Conect. Il a expliqué que 60% des importations vont au recyclage et le reste est vendu en état brut. 

Ce dernier prédit d’ailleurs un développement de ce secteur à cause de la dégradation du pouvoir d’achat des Tunisiens qui seraient amenés à se tourner davantage vers la friperie, mais aussi l’ouverture au marché africain pour l’exportation. 

“La friperie joue un rôle social et économique important en Tunisie”, lance-t-il. Et de conclure que contrairement aux allégations de certains, elle ne menace pas le secteur de l’industrie vestimentaire tunisienne contrairement à l’importation légale et illégale des vêtements neufs. 

 

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