28/12/2018 15h:44 CET | Actualisé 28/12/2018 15h:44 CET

9.200 officines de pharmacie ont observé la grève du 27 décembre

D'autres grèves seront organisées à la fin de chaque mois.

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GREVE - Entre 85 et 100%. C’est l’estimation du taux de pharmacies ayant observé au niveau national la grève, hier, à l’appel de la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc (FNSPM). Cette dernière indique, dans un communiqué publié ce vendredi, qu’environ 9200 officines sur un total de 12.000 ont suivi le mot d’ordre de grève qualifiant ce chiffre de “réussite” pour sa démarche protestataire. “Le taux dans certaines régions a été de 100% alors que, dans d’autres, il a été de 90%”, précise la fédération. 

Une première démarche qui ouvre la porte à d’autres que la FNSPM compte entreprendre de façon régulière. Selon son président, le Dr. Mohamed Amine Bekkaoui, une grève à la fin de chaque mois sera tenue en attendant des “solutions concrètes”. “Il faut une véritable volonté pour régler les problèmes du secteur pharmaceutique et des professionnels”, souligne la fédération. Et d’insister sur la nécessité de mettre en application les lois ainsi que les mesures disciplinaires prises par les conseils à l’encontre de ceux qui “portent préjudice aux pharmaciens et à la pharmacie”.

Sur ce point, le Dr. Bekkaoui précise au HuffPost Maroc que plusieurs établissements enfreignent les règles basiques, mais essentielles notamment celles liées à l’horaire d’ouverture et de fermeture de leur officine et d’autres restent ouverts 7j/7 soumettant “leurs confrères à une concurrence déloyales”. Les conseils de l’ordre saisis sur ces infractions émettent, d’après notre interlocuteur, des mesures disciplinaires “qui ne sont pas appliquées”. 

La fédération estime, par ailleurs, nécessaire la constitution de “véritables commissions alliant pharmaciens et représentants des ministères de la Santé, des Finances et de l’Agriculture, ainsi que le Secrétariat général du gouvernement (SGG) afin de “régler les problèmes communs dans leur globalité”. La vente de médicament et la nécessité du contrôle représentent quelques-unes des difficultés que la fédération souhaiterait résoudre dans ce cadre.     

Les propositions faites par le ministère de la Santé le 21 décembre aux représentants des syndicats n’ont pas convaincu la FNSPM. Pour celle-ci, c’est du déjà-vu/entendu qui consiste à “instaurer des commissions formelles”, à “poursuivre les mêmes méthodes depuis des années en l’absence de solutions concrètes”.