20/02/2019 15h:32 CET | Actualisé 20/02/2019 15h:32 CET

La Banque mondiale prête 700 millions de dollars au Maroc pour booster le secteur du numérique

Un nouveau cadre de partenariat entre la Banque mondiale et le Maroc a été approuvé pour la période 2019-2024.

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Siège du Groupe Banque Mondiale à Washington DC.

ÉCONOMIE - Mardi 19 février, le conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé un nouveau cadre de partenariat avec le Maroc. Il permettra de guider le programme d’assistance financière et technique du groupe dans le royaume au cours des six prochaines années. Le cadre de partenariat-pays (CPF) 2019-2024 “vise à soutenir l’ambition du Maroc de renforcer son avantage concurrentiel dans l’économie mondiale tout en promouvant une prospérité partagée au sein de sa population”, précise la Banque Mondiale dans un communiqué. 

Conformément à ce nouveau CPF, les administrateurs ont également donné leur aval à un projet de 611,3 millions d’euros (soit l’équivalent de 700 millions de dollars) destiné à aider le Maroc à accélérer l’adoption des technologies numériques afin d’en faire une source d’emplois, de croissance et de services de meilleure qualité et de se doter d’une base pour conduire la transformation économique en Afrique du Nord et plus généralement, sur le continent africain, poursuit la même source.

Parmi ses nombreux objectifs, le CPF vise ainsi à exploiter le potentiel des nouvelles technologies pour promouvoir l’entrepreneuriat, la productivité et les plateformes d’administration en ligne, afin de stimuler la croissance et l’innovation. Cette volonté de mobiliser les technologies digitales pour transformer l’économie marocaine et en faire un moteur de croissance plus inclusive et innovante bénéficiera du projet mentionné précédemment et également approuvé mardi.

“Ce programme a pour but de soutenir le développement d’un secteur financier inclusif et d’une économie numérique compétitive qui profite à tous les Marocains. Il s’attaquera aux problèmes d’insertion économique et sociale dont sont notamment victimes les jeunes, les femmes et les populations rurales”, explique Djibrilla Issa, spécialiste principal du secteur financier et chef d’équipe du projet. 

“Il appuiera aussi l’adoption de réformes qui permettront de développer les infrastructures et les plateformes digitales indispensables pour élargir le recours aux paiements mobiles et accroître la concurrence entre prestataires du numérique. L’entrepreneuriat digital est au cœur du programme, qui s’attachera à œuvrer davantage pour faciliter la création d’entreprises en ligne et améliorer l’accès aux financements afin de libérer le potentiel des start-up numériques marocaines”, a-t-il ajouté.