TUNISIE
14/09/2018 16h:55 CET

6000 bénéficiaires de l’amnistie générale intégrés dans la fonction publique depuis 2011 selon Le Maghreb

Les chiffre à retenir sur les bénéficiaires de l'Amnistie générale

Jim Rankin via Getty Images

Le débat autour de l’indemnisation des bénéficiaires de l’amnistie générale refait surface. 

Dans un article paru sur le journal arabophone “Le Maghreb”,vendredi, des chiffres ont été avancés concernant l’ampleur de ces indemnisations en se basant sur des sources gouvernementales, explique le journal. 

Voici les chiffres à retenir: 

10 mille

Comme le nombre de détenus ayant bénéficié de l’amnistie générale depuis 2011.

6 mille

Le nombre d’entre eux qui ont été recrutés dans la fonction publique en application d’une décision gouvernementale datant de 2012 sous le mandat de Hamadi Jebali.

3646

Comme le nombre d’amnistiés ayant reçu une avance de 6 mille dinars chacun d’un fonds qatari. 

5647

Les recrutements prévus dans la fonction publique étaient de l’ordre de 7519, mais en réalité 5647 anciens détenus ont intégré des postes dans des ministères et 203 dans d’autres établissements de l’État. 

1340

Comme le nombre d’amnistiés qui ont été recrutés dans les ministères de l’Éducation et de la Justice. 

987

Comme le nombre d’amnistiés qui ont bénéficié du mécanisme de reconversion professionnelle au sein des ministères de l’Éducation et de la Justice , au lieu des 1278 prévus au départ car les autres ne répondaient pas aux critères établis. Leurs dossiers sont toujours en cours d’examen.

2725

Comme nombre total d’amnistiés qui ont bénéficié de la reconversion professionnelle jusqu’à fin décembre 2016 pour un coût de 119 millions de dinars. 

Le 20 janvier 2011, six jours après la chute de Ben Ali, le premier gouvernement de transition dirigé par Mohamed Ghannouchi adopte un projet de loi d’amnistie générale pour les prisonniers politiques. Un mois plus tard, la loi entre en vigueur.

L’article 2 de cette loi dispose que “tous ceux qui seront concernés par l’amnistie conformément à ce décret-loi auront droit à la réintégration de leur emploi et à la demande de réparation”.

Le 22 juin 2012, le président de la République Moncef Marzouki promulgue une nouvelle loi “exceptionnelle” relative au recrutement dans la fonction publique, adoptée à l’assemblée nationale constituante le 15 juin de la même année.

Cette loi apporte de nouvelles dispositions pour faciliter l’accès à des postes dans l’administration publique et ouvre la voie à un recrutement sans concours pour les martyrs et blessés de la révolution, ainsi qu’à ceux qui ont bénéficié de l’amnistie générale de 2011.

Plusieurs syndicats et partis avaient de nombreuses fois évoqué qu’Ennahdha, parti à la Troïka au pouvoir utilisait cette loi pour des “recrutements partisans”.

L’UGTT à travers Sami Tahri, son secrétaire général adjoint, avait alors indiqué dans une déclaration à la TAP que “ces recrutements, effectués secrètement, n’obéissent ni à la loi relative au recrutement ni aux besoins des établissements concernés”. Il a en outre pointé du doigt Ennahdha: “Il est inéquitable et injuste de recruter des personnes qui n’ont pas le profil requis rien que parce qu’elles appartiennent au mouvement Ennahdha, au parti du Congrès pour la République et aux ligues de protection de la révolution, alors que des diplômés du supérieur, au chômage pendant une dizaine ou une vingtaine d’année, attendent les résultats des concours qu’ils ont passés”.

Le 21 mars 2013, ce fut au tour de l’Union tunisienne du service public et de la neutralité de l’Administration (UTSPNA) de tirer la sonnette d’alarme affirmant que “93% des nominations pour les membres de la Troïka dans le secteur public ont été en faveur des partisans d’Ennahdha”.

Ennahdha avait alors nié à de nombreuses reprises.

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