TUNISIE
21/03/2019 14h:20 CET

52% de la population tunisienne est francophone selon l'Organisation Internationale de la Francophonie

L'Afrique s'impose, comme à son habitude, quand il s'agit de l'usage du français.

nito100 via Getty Images

L’ouvrage La langue française dans le monde publié en mars 2019 en collaboration avec Gallimard et l’Organisation Internationale de la Francophonie nous éclaire en détail sur l’usage du français pendant l’année 2018.

Comme attendu, cette édition atteste de la progression de l’emploi du français; par rapport à 2014, il augmente de 10% avec 300 millions de locuteurs et fait du français la cinquième langue la plus parlée au monde.

En tant que langue étrangère, elle est apprise par 50 millions de personnes. 

Au Maghreb, comme en Afrique subsaharienne, le français est utilisé comme deuxième langue non-officielle: à la maison, à l’école, au travail, dans les loisirs etc.

Dû à la colonisation, cet usage impérieux du français peine à s’émanciper de son passé, et n’est ni en recul, ni considéré comme compliqué ou réservé aux intellectuels, au contraire, il est jugé utile pour travailler ou faire des affaires. 

En effet, entre 80% et 100% des francophones d’Afrique et du monde arabe souhaitent que leur descendance apprenne le français, et entre 40% et 80% expriment la volonté de transmettre directement le français à leurs enfants ou à leurs futurs enfants. 

Naturellement, le “centre de gravité” de la francophonie à tendance à se déplacer vers le sud du globe: depuis 2010, sur les 22,7 millions de francophones qui ont rejoint le mouvement, 68% se trouvent en Afrique subsaharienne et 22% en Afrique du Nord.

Capture d'écran/Francophonie.org
Répartition des locuteurs de français dans le monde en 2018. 

Au Maghreb, la Tunisie culmine avec 52% de francophones sur la population totale contre 35%, 33% et 13% pour le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie respectivement. 

Concernant les apprenants du français en langue étrangère, l’évolution pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord est de 33%, ce qui représente 45% des effectifs à l’échelle mondiale.

Cela s’explique supposément par la demande constante de la maîtrise du français dans les annonces d’emplois, particulièrement dans les secteurs des relations commerces et ventes, organisations internationales (gouvernementales et non-gouvernementales), de l’hôtellerie et du tourisme.

 

En somme, ce rapport rappelle le poids de la francophonie, non seulement en tant qu’initiative géopolitique française mais aussi comme pratique impulsive des populations dans les pays concernés, en parfaite concordance avec le Forum de la Francophonie qui eu lieu le 9 mars dernier et le futur Sommet de la Francophonie que nous accueillerons en 2020.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.