TUNISIE
07/08/2018 17h:48 CET

5 députés de Machrou Tounes démissionnent, le bloc parlementaire du parti contre-attaque

Les 5 députés démissionnaires ont tous fait partie de Nidaa Tounes avant de démissionner et de rejoindre Machrou Tounes.

Facebook/Bloc parlementaire Machrou Tounes

Les députés Leila Chettaoui, Sahbi Ben Fraj, Houda Slim, Souheil Alouini et Marouane Felfel ont annoncé mardi leur démissions du groupe parlementaire du parti Machrou Tounes mais également des postes de décision du parti.

“La décision de démission est définitive et signifie une démission de tous les postes de direction au sein des bureaux politique et exécutif du Mouvement Machrou Tounes”, ont-ils tenu à souligner dans la lettre de démission déposée ce mardi au bureau d’ordre de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

La décision de démission est liée à la nature des relations entre le parti et le groupe parlementaire, ainsi qu’au mécanisme de gestion et de prise de décision au sein du bloc et plus particulièrement au vote de confiance au nouveau ministre de l’Intérieur, selon les démissionnaires.

Dans une déclaration accordée à la radio Shems FM, le député Sahbi Ben Fradj explique que l’une des raisons qui ont conduit ce groupe à la démission est “le rapprochement avec Nidaa Tounes et le clan de Hafedh Caid Essebsi” du parti, ce que refusent les démissionnaires. 

De son côté, Leila Chettaoui évoque à Réalités Online, de façon indirecte, que Machrou Tounes s’inscrit dans les pays de Nidaa Tounes: “On constate les mêmes ingrédients et les mêmes recettes, et on est arrivé aux mêmes résultats, notamment lors des municipales qui ont été désastreuses pour la famille progressiste” a-t-elle affirmé.

Les 5 députés démissionnaires ont tous fait partie de Nidaa Tounes avant de démissionner et de rejoindre Machrou Tounes.

Le bloc parlementaire de Machrou Tounes contre-attaque

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, le bloc parlementaire du parti a regretté ces démissions malgré “les fausses justifications avancées”.

Selon la même source, les 5 membres démissionnaires ont choisi cette voie car ils souhaitaient “soutenir le gouvernement dans son différend face à des composantes nationales, politiques et sociales sous prétexte que la proximité de celui-ci permettra d’obtenir des avantages et des intérêts électoraux”.

Par ailleurs, le bloc parlementaire de Machrou Tounes rejette l’excuse de “l’absence de démocratie” en son sein indiquant que les membres démissionnaires n’ont pas respecté le règlement interne du bloc et accuse “des groupes de pression autour du chef du gouvernement” d’effectuer “un travail subversif” qui touche un certain nombre de partis afin de les diviser de l’intérieur.

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