MAROC
01/01/2019 13h:07 CET

4kg de cocaïne dans l'estomac, deux étrangers arrêtés à Casablanca

Dans leurs intestins se trouvaient 187 capsules.

MAP

TRAFIC DE DROGUE - Les soupçons étaient bien fondés. Après l’interpellation à l’aéroport Mohammed V de Casablanca, le 24 décembre, d’un Sud-africain et d’un Namibien, la préfecture de police de Casablanca relayée par la MAP annonce, ce mardi, avoir extrait une quantité de 3.700 grammes de cocaïne de leurs intestins.

Dès leur arrivée à bord d’un vol en provenance de Sao Paolo (Brésil), ils avaient éveillé des soupçons des services de sûreté opérant à l’aéroport Mohammed V qui les avaient suspectés de servir de mules pour le trafic de drogue. Ce qui a nécessité leur placement sous surveillance médicale au Centre hospitalier universitaire (CHU) Ibn Rochd de Casablanca, précise la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué rapporté par la même source.

L’intervention médicale a alors permis d’extraire de leurs intestins un total de 187 capsules, 101 pour le Sud-africain et 86 pour le Namibien, contenant une quantité totale de 3,7 kg de cocaïne, ajoute la DGSN. Les deux prévenus ont été donc placés en garde à vue après la stabilisation de leur état de santé pour l’enquête.

Pour les services de la DGSN, cette nouvelle saisie de drogue s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogues et de psychotropes à l’échelle internationale, conclut-elle dans son communiqué.

Le 24 décembre toujours, les éléments de sûreté relevant du commissariat de police de Bab Sebta, en coordination avec les services douaniers, avaient arrêté, un Espagnol d’origine marocaine pour tentative de trafic de 47.250 comprimés psychotropes. Le mis en cause, âgé de 28 ans, avait alors été interpellé au moment où il se préparait à quitter le territoire national à bord d’un bateau.

Et en novembre dernier, les douanes marocaines avait saisi 493.700 comprimés de drogue de type Ecstasy au port Tanger-Med. Des comprimés soigneusement dissimulés dans la remorque d’une voiture. Décidément, l’an 2018 mérite bien d’être appelé “année record des saisies de drogues”.