ALGÉRIE
20/09/2019 12h:37 CET

31e vendredi: plusieurs interpellations à Alger, début de la manifestation

Les Algériens s’apprêtent à vivre un 31e vendredi de manifestations contre le pouvoir en place et ses élections présidentielles. Aujourd’hui, 20 septembre, un dispositif sécuritaire tout aussi important que les précédentes semaines encercle la capitale. Des dizaines d’arrestations ont été opérées. Quelques centaines de manifestants ont déjà donné le coup d’envoi. Le même mot d’ordre: “pas d’élections avec la bande”.

Comme ordonné par le chef d’Etat-major, les accès à la capitale ont été fermés. De nouveaux barrages de la Gendarmerie ont été installés, selon les témoignages de conducteurs sur Info Trafic Algérie. Hier, un barrage filtrant à Reghaia été installé, à quelques kilomètres de celui de Dar El Beida (Cosider). A l’ouest, un barrage à Boufarik a renforcé celui de Baba Ali.

 

- via Getty Images
A picture taken on September 20, 2019 shows police vehicles blocking one of the main roads leading to the Algerian capital Algiers. - Algeria's military has ordered police to block protesters from outside the capital entering Algiers, the army chief said on September 18, taking a tougher line after months of mass anti-regime rallies and ahead of December elections to fill a presidential vacuum. (Photo by - / AFP) (Photo credit should read -/AFP/Getty Images)

Plusieurs bus provenant des wilayas adjacentes ont été arrêtés. Des passagers ont été obligés de descendre afin d’être fouillés. D’autres ont été sommés de monter leurs papiers d’identités. 

Hier, un train en provenance de Tizi Ouzou s’est arrêté à Thénia. Les passagers ont expliqué dans une vidéo qu’ils ont été informés que le train ne continuera pas jusqu’à Alger. 

Cela ne semblait pas suffire. Au centre-ville, ce matin, le même dispositif sécuritaire a été déployé. Des passants sont interpellés pour être fouillés ou pour montrer leurs pièces d’identités. 

 

Selon plusieurs médias, les forces de l’ordre ont déjà procédé à plusieurs arrestations. Les citoyens portant un drapeau national ne sont pas épargnés.

Cela n’a pas empêché les premiers protestataires à donner le coup d’envoi de ce 31e mardi. Ils scandent leur refus de prendre part à ces élections présidentielles. Après avoir été empêchés de se rassembler en bas de la rue Didouche, ils se sont rassemblés en haut de la rue Victor Hugo.

Les manifestants, fustigeant Gaid Salah, font également état de leur détermination à ne pas cesser ce mouvement populaire.

Ils s’indignent également contre le “blocus” que subit la capitale, scandant “on est venu harragas à la capitale”.