ALGÉRIE
16/07/2019 13h:03 CET | Actualisé 16/07/2019 14h:21 CET

21e marche des étudiants : mêmes exigences, même détermination

Huffpost Algérie

Les étudiants des différentes facultés d’Alger ont marché ce mardi 16 juillet pour la 21e semaine consécutive. La manifestation estudiantine a commencé à Place des martyrs. Les étudiants réfutent l’implication des militaires dans le sort politique de l’Algérie, et limitent les responsabilités de l’armée à un “accompagnement du peuple”.


Quelques centaines d’étudiants ont manifesté ce mardi à Alger-Centre. Ils ont parcouru le circuit habituel, en débutant leur manifestation de la Place des martyrs, en passant par la rue Larbi Ben M’hidi, l’avenue pasteur, boulevard Amirouche et pour terminer à la Place Audin.

 

 

En attendant l’arrivée des étudiants, les premiers manifestants ont animé un débat sur les dernières décisions du chef d’état- major notamment l’interdiction du slogan ”État-civil et non un état militaire” et le port du drapeau Amazigh.

À tour de rôle ces derniers prenaient la parole pour dénoncer “des pratiques abusives dont le but est de diviser et détourner le peuple de son objectif”.


Avant d’entamer la marche, les étudiants ont observé une minute de silence en hommage aux personnes décédées dans un accident à Jijel en marge de la célébration de la victoire de l’Algérie contre le Nigéria.


Tout au long de la manifestation, les étudiants ont scandé “Doula Madania Machi 3 asskaria” et ont demandé le départ du chef de l’état-major et du gouvernement Bedoui. Ils refusent, aussi, l’organisation d’une élection présidentielle, et insistent sur l’existence de solutions constitutionnelles à la situation politique actuelle.

 

 

Un étudiant brandit une pancarte sur laquelle elle a inscrit “la politique et la justice ne sont pas des prérogatives de l’institution militaire”. Un autre étudiant estime que le changement commence par “un dialogue sérieux et des élections transparentes”.

Beaucoup d’étudiants ont porté des pancartes demandant la libération des détenus d’opinion, et dénonçant la violation des libertés individuelles et la liberté d’expression.


Cette marche des étudiants s’est poursuivie dans un climat serein. Le mot d’ordre de cette 21e marche a été de rendre le pouvoir au peuple et de limiter l’implication de l’armée dans la situation politique du pays.