ALGÉRIE
20/08/2019 14h:46 CET

2018, pire année pour les travailleurs humanitaires

Agencia EFE

A l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée chaque 19 août, Ursula Mueller, sous-secrétaire générale aux affaires humanitaires de l’ONU, a rappelé que 2018 a été la pire de ces cinq dernières années en matière de violence contre les travailleurs humanitaires. 

Avec 405 victimes dans 35 pays en crise, l’année 2018 constitue en outre la deuxième pire année jamais enregistrée dans ce domaine. Sur les 405 victimes de 2018, 131 ont perdu la vie, 144 ont été blessées et 130 ont été enlevées.  

Mme Mueller a attribué cette hausse des violences contre les travailleurs humanitaires à une fragilisation du respect des lois de la guerre à travers le monde, ce qui rend les travailleurs humanitaires “de plus en plus vulnérables, alors même qu’ils sont plus nécessaires que jamais”.  

Cette année 2019, n’est pas en reste puisque pas moins de 156 travailleurs humanitaires ont jusqu’à présent été attaqués dans le cadre de leur travail, dont 57 ont été tués, 59 blessés et 40 enlevés. 

Protection

“Mais en dépit de ces risques, plus d’un demi-million d’agents humanitaires professionnels continuent à travailler chaque jour pour protéger, sauver ou améliorer les conditions de vie de dizaines de millions de personnes vulnérables”, a rappelé Mme Mueller.   

Le 19 août a été désigné “Journée mondiale de l’aide humanitaire” par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2008, en mémoire de l’attentat à la bombe qui a pris pour cible la Mission d’assistance des Nations Unies en Irak (MANUI) le 19 août 2003.  L’explosion avait alors tué 22 membres du personnel de l’ONU, dont Sergio Vieira de Mello, principal envoyé de l’ONU en Irak.        

Depuis lors, a précisé Mme Mueller, plus de 4 500 travailleurs humanitaires ont été tués, blessés, arrêtés, agressés ou enlevés dans l’exercice de leurs fonctions.