MAROC
01/05/2018 19h:09 CET

1er mai: Voici les revendications des syndicats

L'augmentation de 300 dirhams n'est pas suffisante.

AIC PRESS

DIALOGUE SOCIAL - Ce n’est pas suffisant! C’est le message qu’ont tenu à faire passer aujourd’hui les différentes centrales syndicales du Maroc à l’occasion des célébrations du 1er mai. À l’issue de leurs meetings organisés dans le cadre de la fête du Travail, les syndicats ont considéré que les propositions du gouvernement faites lors du dialogue social restent en deçà des aspirations des travailleurs et du peuple marocain.

Au moins 500 dirhams comme augmentation de salaire

Les desiderata concernent plusieurs volets notamment l’amélioration des revenus, l’augmentation des allocations familiales, la protection des libertés syndicales, l’institutionnalisation des négociations collectives et la généralisation de la couverture médicale. Sans parler de la revendication d’un cadre juridique régissant le dialogue social qui traîne toujours.

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Pour la Confédération démocratique du travail (CDT), la proposition du gouvernement concernant l’augmentation des salaires (300 dirhams sur 3 années et une augmentation de 100 dirhams des allocations familiales) est une proposition “insignifiante qui ne répond pas aux revendications sociales et matérielles les plus élémentaires de la classe ouvrière”, selon Abdelkader Zair, secrétaire général adjoint de la Confédération.

Ce dernier a proposé, en contrepartie, une augmentation des salaires d’au moins 600 dirhams au profit du secteur public, des établissements publics et des collectivités locales, et des allocations familiales, à hauteur de 400 dirhams, ainsi que la réduction des impôts sur le revenu.

Une prise de position partagée par l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM). Pour la formation syndicale affiliée au parti de l’Istiqlal, entré récemment à l’opposition, le dossier revendicatif comprend une augmentation des salaires à hauteur de 500 dirhams net au profit des fonctionnaires des administrations publiques et des collectivités territoriales set l’amélioration des pensions des retraités pour atteindre 2.000 dirhams.

Un mot pour la cause nationale

Pour sa part, Miloudi Moukharik, secrétaire général de l’Union marocaine du Travail (UMT) a indiqué que les résultats du dialogue social n’ont pas été convaincants pour les catégories des travailleurs malgré les consultations menées par l’UMT avec le gouvernement et a réitéré son rejet de tout accord social qui n’inclut pas comme préalable le renforcement du pouvoir d’achat des travailleurs, à travers une augmentation des salaires.

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Miloudi Moukharik, secrétaire général de l’Union marocaine du Travail (UMT).

Moukharik est également revenu sur le silence des autorités gouvernementales devant “les violations des droits des travailleurs et leur exploitation dans les entreprises industrielles et les sociétés de services”.

Seule l’Union nationale du travail au Maroc (UNMT), proche du PJD, a été plus retenue dans ses prises de position. Son secrétaire général, Abdelilah El Hallouti a demandé au gouvernement de “persévérer dans le dialogue social et donner une nouvelle chance à la négociation”. Pour ne pas perdre sa crédibilité, la centrale a également demandé un effort supplémentaire pour revoir à la hausse la dernière offre salariale de l’exécutif.

Routine syndicale oblige, toutes les formations ont évoqué les développements que connait le sud du territoire marocain. L’organisation démocratique du travail (ODT) est même allée jusqu’à organiser son meeting à Laâyoune en présence de Ali Lotfi, son secrétaire général. Ce dernier est revenu sur “les provocations et des incursions des éléments polisario dans la zone tampon”.

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