ALGÉRIE
24/05/2019 12h:33 CET | Actualisé 24/05/2019 12h:37 CET

14e vendredi: Début des manifestations à Alger malgré la répression policière

Hamdi Baala

Malgré un énorme dispositif policier dès le matin aux alentours de la Grande Poste, malgré les interpellations et les intimidations, les manifestants sont sortis dès 10h30 à Alger en ce 24 mai, quatorzième vendredi de la révolution pacifique qui se poursuit depuis le 22 février pour le changement du régime.

“Gaïd Salah dégage!”, n’ont pas arrêté de répéter des dizaines de citoyens lors d’un premier rassemblement qui a bravé le cordon anti-émeute autour du monument de la capitale. Le chef d’état-major de l’armée est notamment accusé par les manifestants, davantage ce vendredi, d’être l’ordonnateur de la répression dont ils font l’objet alors qu’il affirme “accompagner” les manifestations. 

Les citoyens ont aussi brandi de nombreuses pancartes hostiles à Ahmed Gaïd Salah. “Hada chaâb la yourid houkm el askar min djadid” (ce peuple ne veut plus des militaires au pouvoir), ou encore “daoula madaniya machi askariya” (un Etat civil et non militaire), ont-ils chanté. 

 

Les manifestants ont également affiché leur opposition à la tenue de la présidentielle du 4 juillet que le régime veut imposer depuis la démission de Abdelaziz Bouteflika. Ce dernier est accusé de vouloir se renouveler à travers des élections “truquées” car leur organisation sera sous la supervision des symboles du système, notamment le premier ministre Noureddine Bedoui. 

“Gaïd Salah, la pièce de théâtre du 4 juillet sera sans public”, a-t-on notamment lu sur une pancarte. 

A un jour du dernier délai de dépôt des candidatures, aucun dossier n’a été déposé au conseil constitutionnel et peu d’intérêt pour ce rendez-vous est affiché par la classe politique.   

Comme chaque vendredi, des manifestations beaucoup plus importantes sont attendues après la prière en début d’après-midi.