LES BLOGS
13/07/2018 15h:05 CET | Actualisé 14/07/2018 09h:40 CET

13 juillet 1927 - 13 juillet 2018 : l’homme à l’origine du cliché fondateur de la Révolution aurait fêté ses 91 ans

Il aurait eu aujourd'hui 91 ans. Didouche Mourad était né un 13 juillet

Archives

Absorbés que nous sommes par le Mondial et les manœuvres pré-avril 2019 sur fond d’odeur de la “blanche arraisonnée” sous les yeux de Sidi El Houari et Sainta-Cruz, nous perdons de vue nos dates fécondes. Dont celle du 13 juillet 1927. Il y a 91 ans, naquit l’un des pères de Novembre 1954. Il y a neuf decades et 12 mois, la Redoute était le théâtre d’un cri de naissance signé un futur chef rebelle contre la Nuit Coloniale.

C’est notre ami Amin Khan qui, en ce jour du Seigneur, a rappelé Didouche Mourad au souvenir de nos mémoires courtes et oublieuses. En charge du déclenchement de la Révolution dans la zone II (Nord Constantinois), il sera le premier des Chefs de la Révolution à tomber au champ d’honneur à la fleur de l’âge (27 ans). C’était un 18 janvier 1955 à Condé-Smendou qui porte, aujourd’hui, le nom de son successeur à la tête de la zone devenue wilaya II après la Soumam : Zighout Youcef. Cheminot comme tant d’autres du mouvement national, encarté CGT, fondateur d’un groupe emblématique des Scouts Musulmans Algériens (Al-Amal), figure de proue d’une future école omnisports (RAMA si je ne m’abuse), il militera, chemin faisant, sous la bannière du PPA/MTLD.

Membre actif de l’OS, il sera au rang de la poignée d’hommes qui renvoient dos-à-dos messalistes et centralistes. En juillet 1954, il est déjà l’un des organisateurs de la réunion des “22” au domicile de Liés Derriche (Clos-Salembier) à un jet de pierre de son quartier natal. Le 24 octobre 1954, il sera au rang des Six membres du CRUA en conclave au domicile des Boukechoura à la Pointe Pescade.

C’est à lui que nous devons le cliché fondateur de la Révolution ! La réunion décisive du déclenchement de la Révolution levée avec les décisions que l’on sait, c’est l’enfant de la Redoute qui a suggéré à Boudiaf, Ben Boulaïd, Krim, Ben M’hidi et Bitat, d’aller immortaliser -pour la postérité- ce temps fort de l’histoire contemporaine ! C’était un dimanche et c’était dans mon quartier de toujours : Bab-El-Oued (avenue de la Marne).

Loading...