TUNISIE
17/04/2018 18h:54 CET

100 mille compétences ont quitté le pays depuis 2011, l'État s'en inquiète

La fuite des cerveaux est devenue “problématique” et “inquiétante”, a affirmé le Khalil Amiri, secrétaire d’Etat à la Recherche scientifique.

La fuite des cerveaux est devenue “problématique” et “inquiétante”,  a affirmé le Khalil Amiri, secrétaire d’Etat à la Recherche scientifique lors de son audition par la Commission des affaires des Tunisiens à l’étranger à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). 

Amiri a cité le chiffre alarmant de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), avançant que près de 100 mille compétences, dont beaucoup de jeunes, ont été quitté le pays depuis 2011. 

“C’est un véritable problème alors que nous aspirons à une économie basé sur le savoir, la valeur ajouté ainsi que le numérique”, estime-t-il. 

Le secrétaire d’Etat a plaidé pour des solutions à court et moyen terme. Il a évoqué dans ce cadre l’efficacité des mesures à court terme entreprises récemment qui consistent à améliorer les conditions de travail des doctorants et des professeurs universitaires.

Il a cité également le programme MOBIDOC. Ce dispositif s’intègre dans le cadre du Programme d’Appui au Système de Recherche et d’Innovation (PASRI). Il a permis à 180 thésards et docteurs de mener leurs recherches appliquées dans des entreprises publiques et privées, a annoncé Amiri. 

Attirés par des rémunérations bien plus importantes et des moyens bien plus sophistiqués, jeunes et moins jeunes, parmi eux, des médecins, des juges, des professeurs universitaires, des chercheurs et des scientifiques, mais aussi des hommes et des femmes d’affaires qui, après leurs études en Tunisie, choisissent de s’envoler vers les pays développés, où des opportunités, plus intéressantes, les attendent.

Outre la rémunération, la Tunisie présente un autre point faible. C’est le budget consacré aux centres de recherche et qui ne permet pas aux jeunes tunisiens d’appliquer leurs compétences. Ils se dirigent donc vers les pays développés où leurs découvertes peuvent être valorisées.

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