MAROC
24/04/2019 10h:20 CET | Actualisé 24/04/2019 10h:20 CET

100 employés et gérants de centres d'appel fictifs arrêtés dans plusieurs villes du Maroc

Qui pratiquaient une escroquerie surnommée l’arnaque du call back.

Chainarong Prasertthai via Getty Images

JUSTICE - Coup de filet dans plusieurs villes du royaume. Les services de la police judiciaire de Casablanca, Marrakech, Meknès, Oujda et Khénifra ont ouvert des enquêtes judiciaires sous la supervision du parquet compétent contre cent gérants et employés de centres d’appels fictifs. Tous sont poursuivis pour ’leur implication présumée dans l’exploitation de ces centres sans obtenir les autorisations légales, ainsi que dans le vol, le transfert et le piratage d’appels téléphoniques”, explique la DGSN dans un communiqué.

Ces derniers sont suspectés d’avoir appliqué un type d’escroquerie surnommée l’arnaque du call back. Le procédé criminel des mis en cause consistait à appeler des victimes à partir d’un numéro enregistré à l’étranger en se contentant d’une seule sonnerie pour pousser la victime à rappeler. 

Une fois rappelée, la ligne était transférée vers à un centre d’appel fictif qui rallongeait la durée de la communication pour épuiser le solde et faire payer à la société de télécommunication nationale, ayant reçu les sonneries suspectes, les frais d’appels en devise étrangère, indique la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Selon la même sources, les sociétés télécom auraient subi des pertes de plus de deux millions de dirhams.

Saisie importante de matériel

Les enquêtes et investigations techniques menées par les services de la police judiciaire, en coordination avec le service de lutte contre les crimes liés aux nouvelles technologies, ont permis de détecter ces actes criminels, localiser cinq centres d’appels fictifs dans plusieurs villes, et d’interpeller 94 employés de ces centres ainsi que six gérants suspectés de pirater, de transférer des communications internationales et d’escroquer des victimes, précise la même source dans un communiqué.

Les fouilles effectuées dans le cadre de cette affaire ont conduit à la saisie de matériel informatique dont des ordinateurs, des dispositifs d’appels et des mécanismes de transfert de communications internationales, suspectés d’être utilisés à des fins criminelles.

Les suspects sont soumis à l’enquête judiciaire sous la supervision du parquet compétent en vue de déterminer les actes criminels qui leur sont reprochés, “déterminer les ramifications de ces activités, tant au niveau national qu’international, et arrêter les individus potentiellement impliqués dans ces crimes”, conclut le communiqué.