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15/08/2015 08h:09 CET | Actualisé 15/08/2016 06h:12 CET

A nous de choisir de défendre le bébé et le lion, pas l'un plus que l'autre

SOCIÉTÉ - Faire le tour des unes papiers, électroniques, des médias en général et des réseaux sociaux en particulier, et parvenir à ce même et sempiternel constat: ce qui fait vendre, réagir, bouger, exciter, ce sont les nouvelles tristes, glauques, graves, dérangeantes, superficielles...

SOCIÉTÉ - Faire le tour des unes papiers, électroniques, des médias en général et des réseaux sociaux en particulier, et parvenir à ce même et sempiternel constat: ce qui fait vendre, réagir, bouger, exciter, ce sont les nouvelles tristes, glauques, graves, dérangeantes, superficielles...

Les belles et bonnes nouvelles sont le plus souvent enterrées quelque part à l'intérieur, comme si nous en avions peur ou honte. Sommes-nous devenus à ce point avides d'animalité et de bestialité que tout ce qui trait à notre humanité n'a d'intérêt que dans la gravité?

Avons-nous besoin d'horreur, d'injustice profonde, de sensationnalisme pour nous intéresser de plus près à ce qui fait partie de nous, de notre ADN, de notre conscience, de notre véritable identité?

Avons-nous peur finalement de ce qui nous rassemble, de ce qui nous unit, de ce qui nous permet de ressentir de la compassion, de la bienveillance, de l'amour pour nous-même et notre prochain, pour justifier ce rejet profondément absurde de ce qui est paix, recherche de sérénité, amour de quiétude?

Pourquoi est-il aujourd'hui plus compliqué d'afficher sa quête de paix intérieure, sa spiritualité, son intérêt pour la pratique religieuse, son amour profond du divin? Pourquoi se sent-on presque obligé de se justifier en présentant des arguments et en affichant sa tolérance et son acceptation pour le différent, voire l'inacceptable?

Pourquoi doit-on montrer notre différence et notre distinction par rapport à des fous criminels, des terroristes, des extrémistes, qui prônent un discours à la pseudo tendance religieuse, et arrivent à justifier des crimes abominables au nom de Dieu?

Un bébé incendié qui fait moins l'actualité qu'un lion assassiné, des kidnappings en masse, des attentats un peu partout, des nouvelles qui sont rentrés dans notre quotidien comme étant des choses acceptables par notre inconscience collective alors que ce type d'atrocités ne peuvent trouver écho auprès d'un être humain normalement constitué, à savoir d'un cœur et d'un esprit sain.

La peur du jugement de l'humain et l'oubli du jugement dernier, la quête vers le pouvoir et la puissance et le déni de l'élévation, l'absence de générosité collective et le désir avide de montrer sa dernière acquisition,... tellement de choses qui heurtent toute âme légèrement sensible et consciente de son insignifiance par rapport au tout, et qui pourtant prennent plus de poids, de justification et de place que la recherche de soi, la lutte contre son propre égo, l'amour de l'autre et la véritable conscience collective.

Il est de notre responsabilité de prendre quelques instants pour observer ce qui se passe en nous et autour de nous. Nous devons comprendre que nous avons une influence forte sur ce qui se produit autour de nous, que nous sommes comptables des bonnes et mauvaises choses qui se passent. Action, réaction, inaction, contemplation.

A nous de choisir ce que nous souhaitons faire de notre chemin intérieur, de notre vie. A nous de choisir ce que nous souhaitons léguer à nos enfants, et aux enfants de nos enfants. A nous de choisir de défendre le bébé et le lion, pas l'un plus que l'autre. A nous de défendre pacifiquement mais fermement notre amour de soi, de l'autre, du divin. A nous de travailler pour illuminer notre environnement de notre lumière et paix intérieures. Nous ne pouvons être indifférents.