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27/10/2014 19h:12 CET | Actualisé 27/12/2014 06h:12 CET

De l'importance de la méditation

SOCIÉTÉ - Méditer, un verbe barbare pour une grande majorité de personnes qui ont la vague impression qu'il est lié à une secte, qu'on fait des bruits bizarres, les yeux fermés, en tenues blanches, et que définitivement, ce n'est pas fait pour elles.

SOCIÉTÉ - "Ça va ?" Deux mots qui peuvent résonner assez longtemps certaines fois, deux mots simples, souvent prononcés par complaisance sociétale, juste pour entendre un "oui très bien, et toi ?". Et pourtant, il peut arriver que la personne qui entende ces deux mots soit dans l'incapacité de répondre par un oui net, et qu'elle se sente obligée de dire que "ça va", parce qu'elle sait que rares sont les personnes qui voudront écouter son mal-être.

Deux mots qui peuvent nous pousser à identifier les raisons qui font que ça aille ou pas, et surtout à chercher quelles peuvent être les solutions qui pourront être pérennes, et permettre que ces deux mots ne soient plus une quête impossible ou une montagne difficile à franchir, mais un style de vie.

Deux mots qui peuvent donner envie de taire et d'oublier ses émotions en faisant "ami-ami" avec des substances d'apparence très innocentes, qui nous donnent la vague impression que l'on gère, mais qui nous poussent inexorablement vers une fuite en avant sans bien évidemment nous aider à régler nos problèmes et accepter nos émotions.

A la recherche de voies alternatives

C'est de cette manière que ma quête vers le développement personnel avait commencé, il y a quelques années. Traverser des moments difficiles, accompagnés de thérapies, de complément médicamenteux... Sans pour autant me donner une recette miracle, sentir que la rechute vers le mal-être était une chose à portée de cœur m'a poussé à chercher des voies alternatives, et à m'intéresser de très près à des techniques naturelles dont j'avais vaguement entendu parler, mais qui résonnaient de plus en plus dans ma tête.

J'ai commencé par des séances d'acupuncture, puis j'ai fais mon premier stage de respiration, après avoir compris et vécu que je pouvais influer sur mon niveau émotionnel en travaillant juste régulièrement sur mon rythme respiratoire. J'ai appris l'importance du rire, et aussi qu'il n'était pas nécessaire d'avoir une raison pour le faire. J'ai enchaîné avec plusieurs stages de silence, pour prendre conscience du nombre de pensées qu'il y avait dans ma tête, et tout cela m'a naturellement dirigé vers la méditation.

Déconstruire les idées reçues

Méditer, un verbe barbare pour une grande majorité de personnes qui ont la vague impression qu'il est lié à une secte, qu'on fait des bruits bizarres, les yeux fermés, en tenues blanches, et que définitivement, ce n'est pas fait pour elles.

Méditation, ou toujours pour cette majorité, une technique qu'on apprend pour se forcer à ne plus penser à rien, pendant un moment. Je faisais bien évidemment partie de cette catégorie avant, n'ayant pas pris le temps de m'y intéresser de près, et étant spontanément dans le jugement, juste parce que j'avais vaguement lu quelque chose sur le sujet.

Méditer, une seconde nature

Et pourtant, très rapidement, je me suis rendu compte qu'il était possible de nettoyer ses émotions et de se sentir bien, quels que soient les moment difficiles que l'on traverse dans la vie. Méditer est devenu une seconde nature, parce que cela me permet deux fois par jour de me centrer, d'être dans l'acceptation, d'être moins impulsif, et de développer mon intuition.

Je n'ai plus aucune difficulté à répondre que ça va aujourd'hui, parce que je sais que, quel que soit le niveau émotionnel qui habite mon cœur et ma tête, je ne suis plus esclave longtemps de mon vécu, et plus particulièrement des moments difficiles qu'il m'arrive, comme tout un chacun, de traverser.

Je sais que mon hygiène de vie et mes séances de méditation me permettent aujourd'hui de répondre sereinement que oui, ça va.

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