Mohamed Rebah

Chercheur en Histoire

Économiste de formation, il a été militant de l’Organisation civile du FLN (1956-1962) et détenu politique des camps de concentration de Ben Aknoun (Alger), Paul Cazelles (sud Algérois), Bossuet (sud Oranais) et Arcole (Oranais).
A fait partie de l’équipe rédactionnelle d’Alger républicain sous la direction d’Henri Alleg, Boualem Khalfa et Abdelhamid Benzine.
Auteur de deux ouvrages portant sur la guerre de libération nationale: "Des Chemins et des Hommes" (éditions Mille Feuilles/Alger, novembre 2009) et "Taleb Abderrahmane guillotiné le 24 avril 1958" (éditions APIC/Alger, avril 2013).
Co-auteur de la brochure "Les Torturés d’El-Harrach" (éditions de Minuit/Paris, 1966).
Il a donné plusieurs communications au Forum d’El Moudjahid sur le parcours de Raymonde Peschard, Maurice Audin, Taleb Abderrahmane et Fernand Iveton. Au Centre Culturel Algérien de Paris, à l’Institut des Sciences Politiques d’Alger (Ben Aknoun) et à la télévision (Canal Algérie) et la radio algérienne.
Il a intervenu aux séminaires pour doctorants à l’Institut National des Études Démographiques (INED) de Paris sur les camps de regroupement pendant la guerre d’Algérie.

Quand le lycée de Ben Aknoun était un lieu de torture secret

Le lycée de Ben Aknoun, à Alger, (actuel lycée El Mokrani), a été un lieu de détention, tenu secret, dont la fonction se situait "à mi-chemin" entre le centre de torture (en amont, évidemment secret également) et le centre d'internement (en aval, qui avait un statut "administratif", à la limite "légal").
29/04/2017 15h:12 CET

La lutte dans les monts de Cherchell

Les soldats du contingent avaient accompli leur service militaire en Métropole, en 1952. La troupe était composée d'ouvriers, paysans, employés. Ils avaient appris à l'école que "la race la plus parfaite - leur race - est la race blanche" ; Le territoire qui s'étendait devant eux leur était totalement inconnu. Ils se rendirent vite compte que la population autochtone dont ils venaient envahir le territoire leur était hostile.
26/02/2016 10h:43 CET

L'évasion de la prison d'El Harrach, un événement dans la vie d'Aït Ahmed

Arrêté au mois d'octobre 1964 dans la région d'Aïn el Hammam, il fut condamné à mort puis gracié par Ahmed Ben Bella, Président de la République. Il devait être élargi suite à un accord FLN-FFS. Mais ... Un autre évènement intervint dans la vie du pays : le 19 juin 1965, le colonel Houari Boumediene renversa Ahmed Ben Bella. L'accord FLN-FFS fut caduc et Hocine Aït Ahmed resta en prison.
06/02/2016 10h:00 CET

Les journées de décembre 1960 : Le tournant décisif

En ce mois de décembre 1960, la guerre entrait dans sa septième année. Les manifestations de masse se conjuguant à la lutte armée, contraignirent le gouvernement français de discuter de l'avenir de l'Algérie avec le GPRA et de signer avec lui le cessez-le-feu, le 18 mars 1962.
04/12/2015 07h:30 CET

Maurice Audin, un brillant mathématicien mort pour l'Algérie : son pays

Afin de perpétuer le souvenir du brillant mathématicien, symbole de l'intellectuel engagé, mort pour que vive l'Algérie, son pays, la République algérienne reconnaissante donna, le jour de la célébration de l'an I de l'indépendance, le nom de Maurice Audin à la place centrale d'Alger, en contre bas de l'Université où il mena de brillantes recherches. Dans l'Algérie colonisée, la place portait le nom du général Lyautey, descendant des envahisseurs de 1830.
20/06/2015 12h:25 CET

Il y a 89 ans, l'Etoile Nord-Africaine

L'idée d'indépendance nationale est née dans l'émigration à Paris, au moment où, en Algérie, l'idéologie assimilationniste dominait. L'organisation de masse, qui la développera, est créée le 2 mars 1926, à Paris, sous l'impulsion de l'Internationale communiste (I.C), par des communistes algériens, membres du Parti communiste français (PCF), tels, à l'époque, Abdelkader Hadj Ali (1) et Messali Hadj (2).
17/04/2015 11h:10 CET

Le camp de regroupement de Messelmoune (1958-1962)

Ils étaient 2.378 montagnards dont 286 enfants enserrés sur la plage de Messelmoune, d'une superficie de trois hectares environ, à l'ouest de l'embouchure de l'oued dont elle porte le nom. Déplacés de force par l'armée française, les familles -surtout des femmes et des enfants- avaient quitté, en pleine chaleur de l'été 1958, la montagne du Dahra qui domine la côte -ouest du littoral cherchellois-... Pour la population de ces montagnes en guerre, tout bascula un lundi 25 août 1958.
20/07/2014 15h:35 CET

Dans les monts de Cherchell, l'été 1956

Dans la zone montagneuse très accidentée de Cherchell, les accrochages avec l'armée française commencèrent avec l'arrivée, la mi-juin 1956, d'un groupe de treize hommes armés, chargés par le commandement de l'ALN de la zone 4 (Blida-Médéa) -plus tard wilaya IV- d'organiser le maquis dans cet espace rectangulaire, de 70 kilomètres de long et de 15 à 20 kilomètres de large, qui sépare la plaine du Haut Cheliff de la Méditerranée.
15/07/2014 12h:31 CET

Le sang algérien coulait sur les pavés de Paris en fête

Le sang des travailleurs algériens a coulé le 14 juillet 1953, place de la Nation, à Paris. Le défilé organisé conjointement par la Centrale des syndicats français, la CGT, et le Parti Communiste Français (PCF), parti de la place de la Bastille, s'est terminé dans un bain de sang à son arrivée place de la Nation. Des milliers de travailleurs algériens, ces "forçats de la faim" comme disait le poète Malek Haddad, défilaient ce 14 juillet aux côtés de leurs camarades de travail français.
13/07/2014 14h:37 CET

Maurice Audin: Brillant mathématicien mort pour l'Algérie son pays

Il fut assassiné par les parachutistes, il y a cinquante- sept ans, le 21 juin 1957. Comme des milliers de disparus de la Bataille d'Alger, son corps n'a pas été retrouvé... C'est un immense honneur pour moi d'évoquer, aujourd'hui, devant vous, le souvenir de ce frère et ami, de ce camarade dont j'eus le privilège d'être l'élève... Lorsque je me rendais chez lui, au 22 rue de Nîmes, au centre d'Alger, pour les cours de mathématiques qu'il me donnait gracieusement...
10/06/2014 17h:54 CET

De Saint Eugène à Bouhandès

l y aura cinquante-sept ans, le 13 septembre 1957, au cours d'un terrible accrochage entre l'ALN et l'armée française, dans le djebel Beni Salah, à Bouhandès, à quelques kilomètres au sud-ouest de Chréa, dans le massif blidéen, tombait pour l'indépendance du pays, l'arme à la main, Nour Eddine Rebah... "Sa mort hante mes nuits" me confia le chef de la zone 2, Ali Lounici... Nour Eddine Rebah, qui doit son éveil politique précoce à ses oncles maternels, Makhlouf et Ali Longo, militants au syndicat CGT..
05/06/2014 15h:29 CET

Raymonde Peschard: Elle est morte pour l'Algérie son pays

Raymonde Peschard est tombée au champ d'honneur le 26 novembre 1957, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Medjana (Bordj Bou Arréridj), à Draa Errih, sur un chaînon des monts des Bibans, le djebel Tafertas... Capturée, elle assista à l'exécution sommaire de ses compagnons d'armes, Rachid Belhocine, médecin, Arezki Oukmanou et Redjouani, étudiants en mathématiques... Le ministre-résident, Robert Lacoste, présenta sa mort comme un titre de gloire pour la France coloniale.
01/06/2014 18h:46 CET

Fernand Iveton: L'homme qui fit trembler de peur les tenants du colonialisme

Avec l'exécution de Fernand Iveton, le 11 février 1957, sur l'échafaud dressé, la nuit, dans la cour de la prison de Serkadji, le bourreau, Maurice Meyssonnier, descendant d'immigrés européens, patron de bar de son état, était à sa quatrième victime dans ce sinistre lieu... Fernand Iveton était lui aussi descendant d'immigrés européens... Au quartier populaire du Clos-salembier (actuelle Madania) où il grandit, Fernand Iveton, né à Alger le 12 juin 1926, était connu pour ses solides convictions communistes...
31/05/2014 14h:26 CET