Ihsane El Kadi

Journaliste et Editeur de presse Electronique

Directeur de Maghreb Emergent: http://www.maghrebemergent.info
L'impasse politique annoncée du 4e mandat Bouteflika est

L'impasse politique annoncée du 4e mandat Bouteflika est arrivée

Durant l'été 1988 une partie du FLN contestait un troisième mandat à Chadli Bendjedid. Sans avoir de vraies alternatives déclarées à l'intérieur du système. C'est l'irruption populaire qui a mis en route les autres options. Hors système. Si l'impasse dans laquelle est entré le système de gouvernance algérien perdure, la sortie se fera également par le retour actif des masses populaires dans l'espace public. Il ne s'agit ni de souhaiter ni de redouter cette évolution.
03/10/2015 07h:05 CET
L'amnistie fiscale, les frères Barberousse et le général Toufik dans le

L'amnistie fiscale, les frères Barberousse et le général Toufik dans le désordre

L'opération de "bancarisation" de l'argent flottant de l'économie informelle est un grand succès. Ou un grand flop. Impossible de juger. Aucun objectif chiffré n'a été publié par le ministère des finances, promoteur de cette mesure dans la LFC 2015. Conséquence, les premières indications livrées cette semaine par le président de l'Association des banques et des établissements financiers (ABEF), Boualem Djebbar, accentuent la perplexité.
18/09/2015 15h:27 CET
L'éviction du général Toufik clôture un été bourguibien de Bouteflika

L'éviction du général Toufik clôture un été bourguibien de Bouteflika (Analyse)

Du point de vue du retour de la parole au suffrage du peuple algérien, le scénario qui s'est déroulé cet été entre Zeralda et Beni Messous n'est pas une mauvaise nouvelle démocratique. Un bémol tout de même. La perpétuation de la paranoïa bourguibienne ne s'est pas terminée par une transition démocratique en Tunisie mais par le début d'un nouveau cycle autocratique.
14/09/2015 07h:15 CET
La bulle économique mondiale qui a prolongé les années Bouteflika s'est

La bulle économique mondiale qui a prolongé les années Bouteflika s'est dégonflée

L'été 2015 a sonné comme une révélation. Les autorités algériennes n'ont pas compris le cycle économique mondial des 15 dernières années. Et cela se paye. Ce cycle est en train de finir aujourd'hui avec le fort ralentissement de la Chine et la crise des autres émergents, Brésil en tête. Les officiels algériens se sont trompés en 2008-2009. Ils pensaient qu'il finissait à ce moment là.
13/09/2015 17h:14 CET

"L'Algérie rêvée" commence cette semaine avec le chèque obligatoire

Pourquoi ont il reporté à chaque fois cette discussion sur la restructuration de la dette grecque ? Sans doute pour faire échouer un autre chemin possible en politique en Europe. Un chemin qui peut éclairer l'avenir algérien aussi. Car en attendant l'Algérie rêvée de 2032, il faudra déjà éviter le scénario grec dans les 05 prochaines années.
11/07/2015 10h:44 CET
Abdelmalek Sellal, un accélérateur stoïque de la dégradation de la note

Abdelmalek Sellal, un accélérateur stoïque de la dégradation de la note Algérie

La conjoncture algérienne est devenue plus claire en s'assombrissant cette semaine. Le déficit externe 2015 sera très lourd. La seule balance commerciale a donc enregistré un déficit de 6,38 milliards de dollars aux 5 premiers mois de l'année. À fin 2015, le solde de la balance des paiements -services et compte capital compris- pourrait valoir plus du triple de ce chiffre. La fonte des réserves de change prend donc un sérieux coup d'accélérateur.
05/07/2015 07h:00 CET
Comment Abdelaziz Bouteflika va faire du Maroc le dragon du

Comment Abdelaziz Bouteflika va faire du Maroc le dragon du Maghreb

Alignement rares des astres pour lire le destin économique de l'Algérie cette semaine. Mais mauvais alignement. Dans la succession cosmique, le plan d'urgence de Nabni, l'affaire Hollande-Peugeot et la loi de finances complémentaire pour 2015. C'est une semaine tournant dans la conjoncture de l'après pétrole cher.
24/06/2015 16h:58 CET
Ericsson-Vazii: une synthèse Derdourienne du temps immédiat

Ericsson-Vazii: une synthèse Derdourienne du temps immédiat Bouteflikien

L'opinion publique ne sait pas pourquoi les ministres sont choisis. Ni pourquoi ils s'en vont. C'est la règle sous Bouteflika. Mais dans la conjoncture du pétrole à faible prix, les changements sur au moins trois postes économiques clés -l'histoire (énergie), l'actualité (finances) et le futur (TIC)- méritent qu'on s'y arrête.
22/05/2015 13h:28 CET
L'entrepreneuriat algérien entre la comète Khalifa et la planète

L'entrepreneuriat algérien entre la comète Khalifa et la planète Hasnaoui

Les dépôts de Sonatrach irriguent moins le marché. Les dinars en réserve pour financer de nouvelles opérations se raréfient. Les déclarations des membres du gouvernement qui annoncent le retour vers le marché pour le financement des prochains projets d'équipement publics laissent dubitatifs les staffs de banques. Ils ont du mal à placer des dépôts à terme et des bons de caisse auprès de leurs clients.
15/05/2015 12h:38 CET
Hamch, Medjdoub, Khelladi, la primauté de l'informel coûte un quart d'Algérie aux

Hamch, Medjdoub, Khelladi, la primauté de l'informel coûte un quart d'Algérie aux Algériens

Le nombre de personnalités citées durant l'audience a contribué à désorienter le public. Autant les affaires de Sonatrach paraissent faciles à comprendre, autant celle de l'autoroute Est-Ouest déroute. Pourtant, il y a un substrat commun aux deux cas. Dans le traitement des marchés d'équipements, comme dans la gouvernance des projets, deux chaines de décisions se superposent dans l'Algérie des années Bouteflika. La première est officielle, formelle, et ne décide de rien d'important. La seconde est parallèle, informelle, et décide de tout ce qui est important.
10/05/2015 08h:59 CET
Sellal plus à l'aise avec les Champs qu'avec la Chine de

Sellal plus à l'aise avec les Champs qu'avec la Chine de Deng

La main d'œuvre chinoise sur la grande mosquée d'Alger, les investissements en immobilier à Paris, les comptes bancaires HSBC en Suisse, les rétro-commissions à Dubaï, les cursus préparés pour l'exil des enfants dès l'école primaire. En langage marxiste des années 1970, l'ère Bouteflika est la plus compradore dans l'histoire du pays. Que cela ne nous interdise surtout pas d'acheter des produits algériens. Il y en a de très bons.
02/05/2015 11h:11 CET
De Soto vs Piketty pour oublier les prix inélastiques du système

De Soto vs Piketty pour oublier les prix inélastiques du système Bouteflika

L'actualité de la semaine a été dominée par le listing des promesses de réformes économiques non tenues en l'an I de Bouteflika 4. Les cours du brut se sont affaissés en cours de route. L'urgence et la profondeur des réformes se sont amplifiées. C'est donc l'occasion d'être sceptiques en cette semaine des bilans sur l'avenir du quatrième mandat face à la crise qui se profile.
24/04/2015 13h:56 CET
Ali Haddad arrive et l'investissement s'ouvre, bonne ou mauvaise

Ali Haddad arrive et l'investissement s'ouvre, bonne ou mauvaise nouvelle?

Une étude classe l'Algérie pays le plus hostile à la liberté économique en Afrique du Nord. Rien de surprenant, des métiers clés sont toujours interdits en 2015 à l'investissement privé. Et sinistrés par la crise du quasi monopole public. Les banques, les radios, les compagnies aériennes, les instituts de sondage, les fonds d'investissement, les providers internet, les services GPS, le transport maritime, la distribution cinématographique, le commerce en ligne
03/02/2015 10h:20 CET
Entre Ali Al-Naïmi et Zohra Derdouri, l'élasticité du temps ne fait plus rire

Entre Ali Al-Naïmi et Zohra Derdouri, l'élasticité du temps ne fait plus rire Sellal

Il y a là trois ou quatre ministres de l'OPEP et leurs conseillers sirotant boissons et papotant sur la conjoncture en prévision de l'ouverture de la session ministérielle du cartel le lendemain. Au cœur des soucis du moment, la production vénézuélienne. Elle est trop au dessus du quota du pays que ne dirige pas encore Hugo Chavez. Les saoudiens, mais aussi les algériens, veulent faire rentrer Caracas dans le rang.
05/01/2015 07h:19 CET
Le think-tank Nabni n'était donc pas un

Le think-tank Nabni n'était donc pas un "oiseau de mauvais augure"

En acceptant d'écouter ce que les citoyens-experts de Nabni avaient à dire sur la prospective le premier ministre aurait pu agir autrement. Commencer, par exemple, à tendre vers la loi d'or qui veut que la fiscalité pétrolière ne finance pas les dépenses de fonctionnement.
27/12/2014 12h:49 CET