Fawzi Sadallah

Auteur de plusieurs ouvrages historiques, ce passionné d'Histoire, il a collaboré à plusieurs journaux algériens avant de s'établir à l'étranger.
Dans les banlieues d'Alger...aujourd'hui

Dans les banlieues d'Alger...aujourd'hui méconnaissables!*

Nos ancêtres, qui sont aussi les ancêtres de nos amis et voisins espagnols, et que nous avons trop oublié, étaient des gens très raffinés...ils avaient du goût...Nous, ne leur ressemblons plus et depuis déjà bien longtemps!
30/11/2016 14h:31 CET
Soustara- Alger : si Dar Al Ghoula m'était

Soustara- Alger : si Dar Al Ghoula m'était contée!

Le meilleur des activités organisées dans ce "centre culturel" improvisé par des enfants imaginatifs et suivant le cycle des saisons. On jouait aux billes, on échangeait des images, on s'adonnait à des parties des "noyaux d'abricots."
07/08/2016 13h:54 CET
Les exilés Algériens de Tizi Ouzou à Safed en

Les exilés Algériens de Tizi Ouzou à Safed en Palestine

Aujourd'hui ces anciens exilés, d'abord d'Algérie au 19ème siècle, puis exilés par les Israéliens en 1948, sont devenus réfugiés palestiniens au Camp Nahr Al-Barid (نهرالبارد) à proximité de Tripoli, au nord du Liban, mais aussi un peu partout en terre syrienne.
15/06/2016 11h:00 CET
Le Tantonville ... un café pas comme les

Le Tantonville ... un café pas comme les autres

Le café/brasserie Tantonville au square Port Said, ex-square Bresson a vu le jour vers les années 1870, fondé à l'origine en Meurthe-et-Moselle en France par les frères Tourtel, d'où son nom Tourtel-Tantonville.
29/05/2016 19h:28 CET
Ce qu'était la place des Martyrs à Alger, il y a 180

Ce qu'était la place des Martyrs à Alger, il y a 180 ans

A gauche, on voit une partie de Djamaa Al-Jadid. En face, c'est Qasr Al-Jenina (قصر الجنينة) qui faisait office de Palais royal depuis au moins Salem Ettoumi au début du 15ème siècle, puis de Kheireddine Barberousse jusqu'au Dey Ali Khodja dit "loco", c'est-à-dire le fou... Ce dernier décida en 1817 d'aller s'installer à Al-Qalaa (la citadelle) dite aussi la Casbah, dont le nom s'étendra à toute la ville, au quartier Al-Bab Al-Jadid sur les hauteurs de la médina. Ali Khodja s'établit à la nouvelle Dar Essoultane pour éviter un complot militaire fomenté par certains de ses "généraux
24/05/2016 05h:04 CET
Pour en finir avec la manipulation du terme

Pour en finir avec la manipulation du terme "Zouaves"

Ce n'est pas un hasard que le sujet des "Zouaves" suscite, sur les réseaux sociaux, une passion soudaine ces temps-ci. On n'en parlait pas quand le pays vivait dans une relative stabilité... Nous traversons une période de crise grave et ces périodes-là donnent souvent naissance des aberrations et des "mal-informations" qui ajoutent aux complications et les nourrissent. La manipulation du terme "Zouaves" en fait partie... La discorde, quand elle mine une communauté, s'installe à plusieurs niveaux et notamment celui des termes utilisés.
22/05/2016 08h:01 CET
Il était une fois l'aqueduc de Bab El-Oued : retour sur un tableau de

Il était une fois l'aqueduc de Bab El-Oued : retour sur un tableau de Fromentin

Le tableau où l'on voit l'aqueduc est l'œuvre du peintre orientaliste français Eugène Fromentin, l'amoureux du quartier Sidi Mhammed Echcherif de la Casbah d'Alger. C'est un document rare sur ce qu'était l'aqueduc de Bab El-Oued et de manière générale sur le réseau d'alimentation en eau potable d'Alger et de ses proches banlieues.
18/05/2016 06h:17 CET
Voilà pourquoi on appelait El-Harrach...

Voilà pourquoi on appelait El-Harrach..."Maison Carrée"

C'est bien cette caserne qu'on voit sur l'image ci-dessus, de forme carrée et assez spacieuse pour abriter des centaines, voire des milliers de soldats, avec leurs chevaux, armes et matériel logistique qui a donné naissance presque à toute cette banlieue algéroise.
13/05/2016 09h:50 CET
Ce que l'art de vivre algérien doit à

Ce que l'art de vivre algérien doit à l'Andalousie

L'arrivée des exilés andalous en Algérie ne s'est pas faite sans provoquer des bouleversements profonds sur le plan socioculturel. Alger, et pratiquement toutes les villes du nord du pays, particulièrement celles à grande concentration de population andalouse, se sont mises à la mode aragonaise, castillane, valencienne, cordouane, sévillane ou grenadine... Et ce n'est pas exagéré d'affirmer que des villes comme Alger, Tlemcen, Bejaia, Constantine et Annaba, à titre d'exemple, ont pris une identité quasi andalouse à tous les niveaux.
13/04/2016 08h:04 CET
Dellys (دَلَّسْ)...cette Andalousie oubliée, ce

Dellys (دَلَّسْ)...cette Andalousie oubliée, ce paradis....

Dans cette petite ville située aux portes de la Kabylie, on peut toujours rencontrer des vieux sages, profondément enracinés dans la région, colportant des histoires anciennes qui retracent les origines des vieilles familles citadines de cette ville et ses alentours, tels que les Bessaiah بسَّايَحْ, qui, dit-on, sont arrivés "il y a très longtemps de l'Espagne après un naufrage" qui a failli leur coûter la vie.
10/03/2016 16h:05 CET
Bienvenue à Alger... place des Martyrs/place

Bienvenue à Alger... place des Martyrs/place Al-Jounaina

On ne l'appelait presque plus Al-Jounaina, tout comme Al-Bahja meurtrie n'avait plus de bahja ni comme joie de vivre ni comme dénomination, et son nom Al-Jounaina allait céder sa place à un autre nom intrus qui allait être désormais: la place Louis Philippe (roi de France). Place entourée de dizaines d'arbres intrus importés souvent de France, mais aussi d'Australie ou d'ailleurs des autres colonies françaises.
19/02/2016 11h:14 CET
Khair-Eddine Barberousse, les Jijeliens et le

Khair-Eddine Barberousse, les Jijeliens et le pain

Pourquoi les boulangers en Algérie sont-ils souvent originaires de Jijel ? Vous-vous êtes peut-être posé cette question ? La réponse est dans l'histoire... Une vieille histoire de combat, d'amour et de pain...
13/02/2016 08h:36 CET
Nass El-Bahdja, qui êtes-vous...? Une mosaïque

Nass El-Bahdja, qui êtes-vous...? Une mosaïque humaine

Le cœur d'El Bahdja de Beni Mezghenna était vaste et accueillant. Il s'ouvrait largement aux hommes de toutes les religions et ethnies... Les anciens habitants d'Alger, les "Ouled Lebled" comme on dit aujourd'hui sont en réalité le produit de mosaïque humaine internationale établie au fil du temps dans une ville qui, contrairement aux idées reçues, était très ouverte.
16/01/2016 11h:52 CET
Quand Tlemcen se mettait à la mode de Grenade, Cordoue et

Quand Tlemcen se mettait à la mode de Grenade, Cordoue et Séville

Tlemcen a accueilli un nombre important d'exilés. Les habitants de cette cité antique se vantent jusqu'à nos jours d'avoir accueilli 50000 réfugiés andalous après la chute de Cordoue en 1236. Un chiffre que certains historiens contestent en soulignant que Tlemcen était, à l'époque, trop petite pour accueillir et intégrer un tel nombre de nouveaux venus.
30/12/2015 06h:13 CET
Des andalous d'élites en Algérie : Ousta Moussa, Achchouwaihad et les

Des andalous d'élites en Algérie : Ousta Moussa, Achchouwaihad et les autres...

C'est un andalou du nom de Ousta Moussa, ou M'âallam Moussa, et son fils qui ont mis fin à la pénurie d'eau à la casbah d'Alger vers 1611, lors de l'arrivée des dernières vagues des moriscos à partir de 1609 jusqu'à 1614. Ils ont relié les riches sources de Ain-Zabboudja, de Bir Traria, d'El-Hamma et de Oued M'ghassel (Frais-Vallon) à la ville de Sidi Ethaâlibi par un système de canalisation des plus développés de l'époque à l'échelle internationale.
04/12/2015 08h:10 CET
Au 19ème siècle, des Syriens à

Au 19ème siècle, des Syriens à Alger

Les Syriens d'Alger se bornaient d'abord à la vente des objets qu'ils recevaient de leur pays, et qui plurent aux habitants d'Alger et aux étrangers; leurs plateaux ronds, surtout, étaient de beaucoup supérieurs, comme goût et finesse d'exécution, aux anciennes Senioua (سْنيوَة) étamées et couvertes d'ornements turcs, avec bords relevés en festons. Le succès ayant couronné leur tentative, ces maisons firent venir des ouvriers pour travailler sur place. Installés devant leurs boutiques, ils gravaient, repoussaient et martelaient, sous les yeux mêmes du public. C'était une réclame habile. Elle réussit parfaitement.
02/12/2015 10h:01 CET
Il y a 523 ans : le dernier combattant à Grenade avant la

Il y a 523 ans : le dernier combattant à Grenade avant la capitulation

Il disait sa colère à l'émir nasride Boabdil (Abou Abdallah) et à ses courtisans qui ont accepté de signer le traité de capitulation dans l'amertume et les larmes. Il les tançait vertement : « Ne vous leurrez pas, ne croyez pas que les francs vont respecter leurs engagements. Ne comptez pas sur la parole d'honneur de leur roi. La mort n'est pas le pire à craindre. C'est l'humiliation et la déchéance qui arrivent. Par Dieu, je ne les verrais pas ! ».
28/11/2015 08h:58 CET
Ce que fut l'Alger ottoman avant que la France coloniale n'en détruise les

Ce que fut l'Alger ottoman avant que la France coloniale n'en détruise les deux-tiers

Au 18 ème siècle, durant la période ottomane, de 100.000 à 120.000 habitants y vivaient, musulmans en majorité mais aussi des dizaines de milliers de juifs et de chrétiens. La plupart, musulmans et non musulmans, étaient venus de différentes et lointaines contrées. La ville donnait sa chance à ceux qui n'en n'avaient pas eu dans leurs pays de vivre dans la dignité : italiens, albanais, turcs, grecs... y ont exercé le pouvoir du fait de cette ouverture. On pouvait y devenir des Pachas du pays à l'instar de Hadj Hussein Mezzo Morto, Hadj Hassan Veneziano, Corso, Arnaout et d'autres.
02/11/2015 07h:27 CET
Le Palais de la Jenina, siège du pouvoir en

Le Palais de la Jenina, siège du pouvoir en Algérie

De ce palais, l'Algérie était gouvernée ! L'image montre ce qu'était l'actuelle Place des Martyrs à Alger: le Jamaa Al-Jadid sur la gauche et, lui faisant face, le fameux palais du Dey, connu sous le nom du Palais de la Jenina qui a été rasé par l'administration coloniale en 1857.
13/09/2015 14h:16 CET