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24/01/2017 12h:51 CET | Actualisé 25/01/2018 06h:12 CET

Fashion Week: Le défilé Dior Homme automne hiver 2017-2018 comme si vous y étiez

DR

MODE - Si la "Fashion Week" de Paris est pour la mode l'événement le plus important au monde, le défilé Dior Homme constitue quant à lui un moment particulier pour tous les férus de mode masculine.

C'est donc au Grand Palais, en bas des Champs-Elysées, qu'il fallait être ce 21 janvier, afin de pouvoir croiser tout ce que la profession compte comme designers, acheteurs, bloggeurs, rock-stars, journalistes influents et autres "fabulous" people qui se pressaient pour assister à cet événement incontournable.

A l'intérieur, ambiance résolument urbaine, le Grand Palais ayant été pour l'occasion transformé en scène underground, à l'image d'une "Rave Party" géante où se croisent plateformes métalliques, lumières dénudées, et haut-parleurs monumentaux.

Alors que je pénétrais l'enceinte, j'ai pu ressentir cette ambiance électrique si emblématique des instants qui précèdent les défilés, et j'ai naturellement basculé mon regard vers le premier rang, où l'on pouvait reconnaître parmi les VIP Bono, Boy George, Karl Lagerfeld, ou encore Paris Jackson, tous venus admirer l'homme aux commandes de Dior Homme, le designer belge Kris Van Assche.

A 47 ans, ce dernier a déjà une carrière bien remplie derrière lui, puisqu'il a travaillé aux côtés de Hedi Slimane chez Yves Saint Laurent, avant de rejoindre Dior Homme en 2007, tout en développant sa marque personnelle. Pour cette édition automne-hiver 2017-2018, Assche a voulu réinterpréter l'ambiance des "raves parties" qui ont marqué sa jeunesse.

dior homme

Dès le début du show, place donc à la trance music et entrée en scène des premiers modèles qui mettent en avant rayures blanches et noires que l'on retrouve jusque dans les sneakers... Les costumes très ajustés, marque de fabrique de Dior, côtoient des modèles beaucoup plus osés comme ce costume Windsor fuchsia ou encore ces longues redingotes en cuir inspirées de la saga Matrix.

Cette collection a fait surtout la part belle aux imprimés, le visage emblématique de Monsieur Christian Dior se retrouvant sur des pullovers aux côtés de motifs fleuris et de visages de jeunes anonymes, dans une tentative réussie de mixer les univers très exclusifs du super haut de gamme masculin et du contexte urbain inspiré des raves parties.

C'est à travers ce métissage de plusieurs univers que prend tout son sens le néologisme "Hardior", inauguré à cette occasion et inscrit sur plusieurs modèles, notamment sur les accessoires. Ces derniers, allant de l'épingle à nourrice géante aux chapeaux en passant par les sacs à dos et toutes sortes de chaînes et pendentifs, ont occupé une place prépondérante dans ce défilé qui constitue à n'en pas douter une étape charnière pour le design masculin de Dior.

En effet, en allant puiser dans ses souvenirs d'adolescent se déhanchant dans les raves parties des années 80 et début des années 90, Van Assche a réussi à toucher quelque chose au sein d'une mémoire collective qui se remémore encore les silhouettes dessinées au scalpel de cette période, et la grande inventivité urbaine qui était son corollaire. C'est donc avec une grande curiosité que nous attendrons son prochain show.

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