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28/06/2014 17h:29 CET | Actualisé 28/08/2014 06h:12 CET

Halilhodzic Vahid son billet

Ainsi les Fennecs l'ont fait! Cette qualification au second tour du Mondial a été saluée par toute la planète foot comme un véritable exploit. Même ceux qui ne sont pas soupçonnés d'être des pro Algériens se sont fendus de commentaires élogieux comme le fantasque Éric Zemmour qui se dit ravi de cette qualification... Notre presse peut bien faire dans le fantasmagorique avec des titres frisant le "Vertigineux"...

Ainsi les Fennecs l'ont fait!

Cette qualification au second tour du Mondial a été saluée par toute la planète foot comme un véritable exploit. Même ceux qui ne sont pas soupçonnés d'être des pro Algériens se sont fendus de commentaires élogieux comme le fantasque Éric Zemmour qui se dit ravi de cette qualification. Bon, bien sûr, Marine Le Pen n'y a vu que les débordements qu'a connus l'Hexagone suite au coup de sifflet final de cet Algérie-Russie. On ne peut décidément pas contenter tout le monde.

Notre presse peut bien faire dans le fantasmagorique avec des titres frisant le "Vertigineux" comme celui de Compétition, on n'oubliera pas de sitôt que, pour certains journaux ou télés, elle a tiré à boulets rouges sur le timonier de cette équipe des Verts. Ah combien de commentaires chargés de fiels ont dû être remisés pour cause de qualification. Coach Vahid leur a joué un bien mauvais tour à tous ces ténébreux de la plume qui étaient partis en croisade contre le Bosnien.

Souvenons-nous de la période qui a suivi la qualification des Fennecs au Mondial et tout ce qu'elle a charrié comme élucubrations: Trapantoni va remplacer Halilhodzic, Gourcuff (qui avait fait une visite éclair à Alger) prêt à prendre la place de Coach Vahid pour le Mondial et tutti quanti. Le tir de barrage va continuer au Brésil même. Certains journaleux ne trouvent pas mieux que de semer la zizanie en descendant en flamme le Bosnien présenté comme le grand Satan, celui qui veut la perte des Fennecs... Parce qu'il ignore la presse algérienne. Musset avait dit à propos d'une pièce de Molière: "Lorsqu'on vient d'en rire, on devrait en pleurer!", certainement que cette phrase devrait s'appliquer aux "chikayates" de ces messieurs de la plume.

Nous avions titré une précédente chronique "L'union sacrée", si les supporteurs l'ont réalisée, les journalistes, eux, sont restés en marge, allant même jusqu'à créer de prétendus problèmes au sein de l'équipe d'El Khadra contraignant le capitaine Bougherra à prendre une photo avec Ghoulam et Mesbah pour couper court aux ragots. Face à tout ce charivari, Halilhodzic a tenu bon et il a gagné son pari. Les fans des Verts ne s'y sont pas trompés, eux qui demandent le maintien de celui qu'ils surnomment affectueusement "Halilou" en lançant un groupe sur Facebook avec comme photo de couverture un Vahid en pleurs dans les bras d'un Fennec.

Lors d'une conférence de presse, il y a plus d'une année de cela, j'avais entendu le sélectionneur algérien apostropher un journaliste par ces mots: "Moi j'aime équipe d'Algérie, pas vous!". L'homme est un sensible, avec, on peut l'affirmer sans risque de se tromper, une sensibilité qui frise la sensiblerie. Il est fier, il n'aime pas que tout le monde ne soit pas en ordre de marche, c'est un général qui a mené ses troupes vers la victoire.

L'Algérie lui en sera à jamais reconnaissante!