TUNISIE
14/03/2018 09h:59 CET

Après les déclarations de Noureddine Taboubi sur le gouvernement de Youssef Chahed, ce dernier lui répond

Tunisia's Prime Minister Youssef Chahed speaks at the Assembly of People's Representatives in Tunis,Tunisia November 21, 2017. REUTERS/Zoubeir Souissi
Zoubeir Souissi / Reuters
Tunisia's Prime Minister Youssef Chahed speaks at the Assembly of People's Representatives in Tunis,Tunisia November 21, 2017. REUTERS/Zoubeir Souissi

En marge d'une visite de travail à Sousse, le chef du gouvernement Youssef Chahed est revenu sur les différentes déclarations émanant des signataires de l'accord de Carthage et notamment celles de Noureddine Taboubi, secrétaire général de l'UGTT, qui avait déclaré que le gouvernement de Youssef Chahed est un gouvernement de "gestion des affaires courantes".

"Je pense que l'UGTT sait mieux que quiconque que nous ne sommes pas un gouvernement de gestion des affaires courantes. C'est ce gouvernement qui a proposé les réformes fondamentales comme la réforme de la fonction publique, la réforme des caisses sociales, la réforme des entreprises publiques, et la masse salariale" a-t-il précisé.

Pour Youssef Chahed, son gouvernement fait son travail comme l'atteste la raison de sa visite à Sousse: "Aujourd'hui, on a lancé un projet de 125 millions de dinars de désalinisation d'eau de mer grâce à une technologie moderne. Ce projet permettra de donner l'accès à de l'eau potable à 5 millions de Tunisiens".

"Aujourd'hui, en Tunisie, il y a des secteurs dont la production reprend progressivement comme le tourisme, le textile, les productions industrielles. Dans ces secteurs, nous réexportons de nouveau et nous créons à nouveau des emplois" a-t-il ajouté.

Cependant selon lui, les finances publiques souffrent et le seul moyen de les soulager sera d'appliquer les réformes proposées par le gouvernement: "Nous avons des craintes par rapport aux finances publiques. Tant que les blocages persisteront concernant les réformes proposées par le gouvernement - à savoir la reforme des caisses sociales, des entreprises publiques, de la masse salariale...-, il y aura toujours des craintes concernant l'économie du pays; la confiance des investisseurs ne sera pas à 100% et les classements de la Tunisie ne s'amélioreront pas. Aujourd'hui, il faut s'atteler à ces réformes fondamentales pour que notre situation s'améliore" a-t-il conclu.

Mardi, en marge de la réunion des signataires de l'accord de Carthage, plusieurs intervenant ont laissé planer le doute quant à l'avenir du gouvernement Chahed. Si Nidaa Tounes et Hafedh Caid Essebsi souhaitent un remaniement "en profondeur" après les élections municipales, Ennahdha et Rached Ghannouchi sont restés flous.

Au niveau du patronat, Samir Majoul a demandé à ce qu'un gouvernement de compétences apolitiques dirigent le pays jusqu'aux prochaines élections de 2019. Quant à l'UGTT, son secrétaire-général Noureddine Taboubi, n'a pas laissé planer le doute demandant un remaniement ministériel suite aux travaux de la commission créé pour fixer les nouvelles priorités du signataires de l'accord de Carthage.

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