TUNISIE
14/03/2018 10h:20 CET | Actualisé 14/03/2018 10h:25 CET

La Tunisie prend le leadership des pays arabes à l'ONU pour la lutte contre les inégalités envers les femmes

Soutenir l’autonomisation des femmes dans le milieu rural et lutter contre les discriminations à leur égard est le mot d'ordre de la Tunisie lors de la 62ème session de la Commission de la condition de la femme (CSW62) de l'ONU. Cette commission est le plus large rassemblement de l'ONU sur la thématique de l'égalité des sexes. Elle englobe chaque année différents acteurs en la matière: des dirigeants politiques, des ONG, des intervenants du secteur privé, des partenaires des Nations Unies et activistes du monde entier.

Au nom des pays arabes, la ministre de la Femme, de la Famille et de l'Enfance, Naziha Laabidi a tenu un discours fixant les stratégies à adopter pour atteindre l'égalité entre les sexes et améliorer la situation des femmes arabes dans le milieu rural. (vidéo ci-dessous)

La feuille de route présentée par Laabidi comprend l'adoption de réformes législatives tendant à combattre les inégalités entre les hommes et les femmes, la lutte contre la pauvreté, les violences et conflits, mais aussi le réchauffement climatique.

Pour y parvenir, la ministre de la Femme préconise notamment des stratégies ciblant l'éducation des femmes rurales, leur autonomisation en leur donnant les moyens d'investir dans leur milieu, un accès à leurs droits sociaux, reproductifs et sexuels, une prise en charge des femmes immigrées fuyant les zones de conflits, la lutte contre le mariage des mineurs ainsi que le mariage forcé.

C'est dans ce cadre qu'a eu lieu également l'intervention de Hela Ben Youssef Ouardani, vice-présidente d’Ettakatol et vice-présidente de "l’internationale socialiste des femmes", en appelant notamment l'ONU à faire participer davantage les nouvelles composantes de la société civile qui travaillent auprès des femmes rurales et militent pour la liberté et la démocratie dans les pays qui ont connu des révolutions comme la Tunisie. (vidéo ci-dessous)

Une demande entendue par le Secrétaire-Général de l’ONU, António Guterres, qui a réagi favorablement en reconnaissant le rôle de la jeunesse en la matière, et ce en communiquant son "admiration" pour la Tunisie et sa révolution et son regret pour le manque d'appui international à son égard.

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