TUNISIE
14/03/2018 08h:40 CET

D'anciens constituants menacent de demander l'asile politique à un pays européen

Tunisian MP Brahim Gassas gestures during a plenary session of the Constituent Assembly due to set an election calendar on June 25, 2014 in the capital Tunis. After months of negotiations among Tunisia's political parties, Tunisia's National Assembly approved October 26 for the legislative election and November 23 for the presidential poll, as it was proposed by the electoral commission.  AFP PHOTO / FETHI BELAID        (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)
FETHI BELAID/AFP/Getty Images
Tunisian MP Brahim Gassas gestures during a plenary session of the Constituent Assembly due to set an election calendar on June 25, 2014 in the capital Tunis. After months of negotiations among Tunisia's political parties, Tunisia's National Assembly approved October 26 for the legislative election and November 23 for the presidential poll, as it was proposed by the electoral commission. AFP PHOTO / FETHI BELAID (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)

Le journal arabophone Al Chourouk a relaté une histoire pour le moins insolite concernant d'anciens députés de l'Assemblée nationale constituante.

En effet, une vingtaine d'anciens élus ont manifesté devant le siège de la délégation de l'Union Européenne en Tunisie, menaçant de demander l'asile politique, après que la présidence du gouvernement et l'Assemblée des représentants du peule aient refusé de leur donner des explications concernant le non-versement de leurs primes de logement et de transport affirme le journal.

Intervenant sur les ondes de la radio Mosaïque FM, l'ancien élu à l'ANC Said Bouiche a affirmé ne pas avoir voulu en arriver là mais qu'il s'agissait de l'unique solution. "Nous avons contacté la présidence du gouvernement, suite au rapport de la Cour des Comptes de 2017 qui fait état de primes de 5 millions de dinars qui nous ont été versées, or nous ne les avons jamais reçues" explique-t-il.

"Nous avons seulement voulu avoir des explications et savoir qui en a profité, et auquel cas pouvoir jouir de nos droits. Nous avons rencontré le directeur de cabinet du chef du gouvernement pendant 2 heures et nous ne sommes parvenus à aucune solution" déplore Bouiche.

Les députés décident alors de se rendre à l'ARP: "Nous avons été virés et pourchassés. Nous n'avons même pas pu entrer au Parlement".

Reste alors l'ultime recours: "Nous sommes en train de discuter la possibilité d'aller manifester au siège de la délégation de l'Union Européenne (...) et de demander l'asile politique à un des pays membres" a-t-il menacé.

De son côté, contacté par Shems Fm, l'ancien député à l'ANC Brahim Gassas a été moins lisse déplorant le fait que les élus de l'ANC ont été abandonnés: "Nous demandons l'asile politique pour nous et nos familles à cause de cette politique de marginalisation et d'appauvrissement que nous subissons".

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.