ALGÉRIE
13/03/2018 08h:52 CET | Actualisé 13/03/2018 08h:52 CET

In Amenas: Le développement lancé à Tinhert pour doubler la production de gaz d'ici 2022

Abdelmoumen Ould Kaddour, Chief Executive of Algerian state energy firm Sonatrach, checks equipment during the launch of new gas pipeline from southwestern fields, Algeria, February 8, 2018. REUTERS/Lamine Chikhi
Reuters Staff / Reuters
Abdelmoumen Ould Kaddour, Chief Executive of Algerian state energy firm Sonatrach, checks equipment during the launch of new gas pipeline from southwestern fields, Algeria, February 8, 2018. REUTERS/Lamine Chikhi

Sonatrach a lancé lundi 12 mars le développement au champ gazier de Tinhert à In Amenas dans l'espoir de doubler la production des installations existantes de la région d'ici 2022, a rapporté l'agence APS.

En visite à Illizi, le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, a lancé les travaux de développement pour raccorder 50 puits déjà forés à Tinhert aux installations de traitement de gaz brut à Ohanet grâce à un réseau d'une longueur cumulée de 330 km.

L'objectif est de porter la production actuelle de 10 millions de m3/jour à 15 millions en 2020 et 20 millions en 2022.

"Le développement de ce champ est extrêmement important puisque c’est depuis Tinhert que nous allons ramener le gaz nécessaire pour que l’usine atteigne le seuil de 20 millions de m3/jour", a déclaré M. Ould Kaddour à la presse.

"L’utilisation des installations déjà existantes pour l’exploitation du gaz de ce champ permet à la compagnie d’optimiser ses coûts", a-t-il ajouté.

Le premier responsable de la compagnie nationale a insisté sur l'aspect financier du projet. "Il y a un an j’avais dis qu’il fallait apprendre à optimiser les coûts de fonctionnement et d’investissement de la compagnie et c’est là un exemple clair et typique de cette optimisation. Nous n’allons pas construire une nouvelle usine, mais un réseau de collecte pour relier les 50 puits déjà forés à l’usine", a-t-il fait remarqué.

Ce projet a été accordé directement aux entreprises algériennes ENGTP, GCB, ENAC, Infratelle et Cosider canalisation pour un coût total de 27 milliards de DA (près de 250 millions de dollars).

Pour M. Ould Kaddour, Sonatrach a "énormément" évolué en un an avec le lacement de plusieurs nouveaux projets.

"Ces chantiers commencent, plus ou moins, à donner des résultats que j’espère continueront à être probants" , a-t-il affirmé.

Le volume de la production algérienne en gaz naturel est un enjeu important pour l'économie du pays. Avec une consommation interne grandissante, l'exportation a diminué ces dernières années et Sonatrach a rencontré des difficultés pour honorer ses contrats.

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