MAROC
13/03/2018 13h:12 CET

Le Hamas nie être responsable de l'attentat contre le convoi du Premier ministre palestinien

Le chef de la police du Hamas, Tayseer al-Batish, inspecte le site de l'explosion qui ciblait le convoi du Premier ministre palestinien Rami Hamdallah, dans le nord de la bande de Gaza, 13 mars 2018.
Ibraheem Abu Mustafa / Reuters
Le chef de la police du Hamas, Tayseer al-Batish, inspecte le site de l'explosion qui ciblait le convoi du Premier ministre palestinien Rami Hamdallah, dans le nord de la bande de Gaza, 13 mars 2018.

GAZA - Le mouvement palestinien Hamas a condamné, dans un communiqué, l'attentat qui a visé mardi le convoi du Premier ministre palestinien Rami Hamdallah, estimant que ce crime fait partie intégrante "des tentatives de saper la sécurité à la bande de Gaza" qui est contrôlée par le mouvement palestinien.

Une explosion, toujours pas revendiquée, a visé mardi le convoi du Premier ministre de l'Autorité palestinienne, Rami Hamdallah dans la bande de Gaza, faisant sept blessés légers.

Le Premier ministre, tout comme l'influent chef du renseignement palestinien Majid Faraj, sont sortis indemnes de la déflagration survenue juste après l'entrée du convoi dans la bande de Gaza, a indiqué une source de sécurité de la délégation. Une explosion qui a provoqué une large colonne de fumée noire visible à plusieurs mètres comme vous pouvez le voir dans les vidéos ci-dessous:

Le Hamas pointe du doigt "les ennemis du peuple palestinien"

"L'attentat qui a visé le convoi du Premier ministre palestinien vise à saboter les efforts déployés en faveur de l'unité et de la réconciliation palestiniennes", a affirmé le Hamas, précisant que cette attaque a été perpétrée par "les mêmes criminels que ceux qui ont commis l'assassinat du martyr palestinien Mazen Faqha", un commandant de sa branche armée tué en mars 2017, et "la tentative d'assassinat de Tawfiq Abou Naim", le chef de ses forces de sécurité, en octobre 2017.

Le Hamas avait à l'époque accusé Israël du meurtre de Mazen Faqha et "les ennemis du peuple palestinien" sans mentionner directement Israël, comme responsable de la tentative d'assassinat contre Abou Naim rapporte Le Monde.

Toujour selon le journal français, l'autre piste envisageable est celle d'un "des groupuscules salafistes implantés dans le territoire palestinien". "Depuis début janvier, une phase de confrontation inédite a débuté entre le Hamas et les djihadistes éparpillés dans le Sinaï égyptien, affiliés à l’organisation Etat islamique (EI)" explique Le Monde.

Une enquête ouverte

Le mouvement palestinien Hamas réfute les accusations formulées à son encontre, appelant les organes de sécurité et le ministère de l'Intérieur à ouvrir une enquête "immédiate et urgente" en vue de déterminer les circonstances de ce crime, de demander des comptes à ses auteurs et de les traduire en justice.

Le ministère de l'Intérieur du Hamas a indiqué avoir arrêté trois personnes et ouvert une enquête.

"Cette attaque contre le gouvernement de consensus est une attaque contre l'unité du peuple palestinien", a dénoncé Nabil Abou Rdainah, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas.

Venu prendre part à l'inauguration d'une usine de traitement des eaux usées, Rami Hamdallah est apparu à la télévision, mais a ensuite écourté cette visite sans se prêter à d'autres rencontres inscrites à son programme avant de regagner la Cisjordanie occupée.

En vertu d'un accord de réconciliation des mouvements palestiniens le Hamas et le Fatah du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, obtenu sous médiation égyptienne, le Hamas a accepté, le 12 octobre 2017 au Caire, de rétrocéder les pouvoirs à l'Autorité palestinienne internationalement reconnue et censée préfigurer un Etat palestinien indépendant.

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