MAROC
13/03/2018 14h:54 CET

D'une coalition à un front social, un projet pour défendre l'enseignement public au Maroc

Schoolchildren listen to a teacher as they study during a class in the Oudaya primary school in Rabat, September 15, 2015, at the start of the new school year in Morocco. Nearly three years after Taliban gunmen shot Pakistani schoolgirl Malala Yousafzai, the teenage activist last week urged world leaders gathered in New York to help millions more children go to school. World Teachers' Day falls on 5 October, a Unesco initiative highlighting the work of educators struggling to teach children amid intimidation in Pakistan, conflict in Syria or poverty in Vietnam. Even so, there have been some improvements: the number of children not attending primary school has plummeted to an estimated 57 million worldwide in 2015, the U.N. says, down from 100 million 15 years ago. Reuters photographers have documented learning around the world, from well-resourced schools to pupils crammed into corridors in the Philippines, on boats in Brazil or in crowded classrooms in Burundi.  REUTERS/Youssef BoudlalPICTURE 40 OF 47 FOR WIDER IMAGE STORY "SCHOOLS AROUND THE WORLD"SEARCH "EDUCATORS SCHOOLS" FOR ALL IMAGES
Youssef Boudlal / Reuters
Schoolchildren listen to a teacher as they study during a class in the Oudaya primary school in Rabat, September 15, 2015, at the start of the new school year in Morocco. Nearly three years after Taliban gunmen shot Pakistani schoolgirl Malala Yousafzai, the teenage activist last week urged world leaders gathered in New York to help millions more children go to school. World Teachers' Day falls on 5 October, a Unesco initiative highlighting the work of educators struggling to teach children amid intimidation in Pakistan, conflict in Syria or poverty in Vietnam. Even so, there have been some improvements: the number of children not attending primary school has plummeted to an estimated 57 million worldwide in 2015, the U.N. says, down from 100 million 15 years ago. Reuters photographers have documented learning around the world, from well-resourced schools to pupils crammed into corridors in the Philippines, on boats in Brazil or in crowded classrooms in Burundi. REUTERS/Youssef BoudlalPICTURE 40 OF 47 FOR WIDER IMAGE STORY "SCHOOLS AROUND THE WORLD"SEARCH "EDUCATORS SCHOOLS" FOR ALL IMAGES

PROJET - Ils sont une vingtaine à l’avoir rallié pour le moment. Syndicats, associations, fédérations et partis politiques se sont unis pour constituer une coalition nationale pour défendre l’enseignement public. Ils se sont retrouvés, samedi 10 mars, pour discuter des principes autour desquels devra s’articuler cette initiative.

"Ce sont les partis de la Fédération de la gauche démocratique (FGD) et le parti Annahj Addimocrati qui en ont eu l’idée. Ils y ont convié des organisations syndicales et associatives, ainsi que la Fédération nationale des associations des parents d’élèves et la Confédération nationale des parents d’élèves", explique au HuffPost Maroc Younes Firachine, membre bureau exécutif de la FGD.

L’initiative se veut être offensive puisqu’elle compte se faire entendre par des mouvements de protestation. "Au cours de notre rencontre consultative, les participants ont communément exprimé leur opposition à la loi-cadre de l'éducation et de la formation qui risque de renoncer à la gratuité de l’enseignement", précise Younes Firachine.

Opposée à cette loi-cadre instituant les frais d’inscription à l’enseignement supérieur, la coalition naissante semble déjà entamer l’élaboration de sa liste de revendications. "Mais cette coalition se veut être également un espace de réflexion sur les différentes questions liées à l’enseignement et une force de proposition", affirme ce membre du bureau exécutif de la FGD.

Ce dernier, qui fait aussi partie du comité de suivi de cette initiative, est convaincu que cette coalition se constitue sur des bases solides. "L’annonce de la constitution de cette coalition se fera dans le cadre d’une journée nationale. Les membres ont estimé nécessaire, pour l’instant, de l’ouvrir sur toutes les forces vives et personnalités qui militent pour l’enseignement public", indique Younes Firachine.

Un maximum d’adhérents pour des actions plus importantes et surtout plus percutantes, la coalition renforce ses rangs avant de décréter sa naissance. Elle ne veut pas mettre la charrue avant les bœufs. "Pour certains d’entre nous, nous avons été membres d’initiatives lancées par le passé, mais ce qui a empêché celles-ci d’aboutir réside dans la divergence des positions de leurs militants. Là, c’est différent, nous partageons les mêmes convictions pour mener ce projet commun ensemble", explique ce membre du comité de suivi.

Les membres de cette coalition visent à faire de leur engagement idéologique de base le socle d’une plateforme de réseautage pour un maximum de militants. "C’est à partir de ce projet de coalition que nous pourrions, plus tard, constituer un front social, c'est le but ultime", soutient Younes Firachine.

À l'enseignement public s'ajouteront plusieurs autres questions qui préoccupent autant la société. "Ce sera un point de départ dans la perspective de s’ouvrir sur tous les maux sociaux. Le front social sera constitué d’un réseau d’organismes militant pour la société", annonce d'ores et déjà ce membre du bureau exécutif de la FGD. Puisque les idées sont claires, il ne reste plus qu’à se mettre au travail.

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